Règle du jeu de Trente et un

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Le Trente et un se pratique avec 52 cartes. Il s’agit de parvenir à réunir un ensemble de cartes de la même couleur et dont le total des valeurs équivaut à 31 ou s’y rapproche le plus.

Présentation

Le Trente et un est un jeu qui ne date pas d’hier puisqu’il était déjà très populaire en Europe au XVe siècle. D’ailleurs, il est considéré comme l’un des plus anciens jeux de hasard. Il est également connu sous diverses appellations comme le scat et le blitz. Il fait aussi partie de la grande famille des jeux de Rami. Au même titre que son frère cadet le Vingt et un, le Trente et un met en valeur la carte As. Mais, si dans le premier, l’As peut prendre indifféremment les valeurs 1 et 11, dans le second, l’As a tout intérêt à garder ses 11 points. Toujours est-il que dans les deux cas l’expression « et un » dans le Vingt et un et le Trente et un, provient sûrement de cette considération particulière pour l’As.

Par ailleurs, le Trente et un désigne également un jeu fort apprécié en Allemagne et en Autriche où il se fait appeler Schwimmen. Mais d’autres dénominations sont apparues telles que Schnautz, Knack ou de Hosen ‘runter et même « 17 et 4 ». Certains ouvrages situent son apparition dans ces contrées au XIXe siècle et mentionnent que le Trente et un fut un jeu que les jeunes affectionnaient particulièrement, notamment en Angleterre. C’est certainement parce que le jeu est simple et repose en grande partie sur le hasard.

Quelques règles faciles à retenir régissent le jeu et il suffit de savoir compter jusqu’à 31 pour y arriver, puisque les trois cartes que chaque joueur détient, ne peuvent pas dépasser un total de 31.

La grande popularité de ce jeu qui est parfois considéré aussi comme apparenté au jeu plutôt de casino qu’est le Blackjack, a fait naître de nombreuses variantes.

Le but du jeu

Il s’agit de parvenir à réunir un ensemble de cartes de la même couleur et dont le total des valeurs équivaut à 31 ou s’y rapproche le plus. À partir des trois cartes de la seule donne, chacun essaie de composer, avec les cartes du talon ou celles rejetées, une combinaison réunissant le maximum de points possible. L’enjeu est une cagnotte à jetons que chacun remplit quand le jeu est en sa défaveur. On dira qu’il perd une vie. Néanmoins, l’intérêt du jeu peut être rehaussé en instituant un enjeu plus « attractif » comme de l’argent réel tout en respectant cependant une limite raisonnable, juste assez pour exciter l’instinct du jeu et ne pas entraîner dans la spirale de l’addiction.

Distribution

Le Trente et un se pratique avec 52 cartes. On a besoin, en plus, de jetons. Il se joue entre plusieurs joueurs à partir de 2 et pouvant atteindre 9. Cependant, plus couramment, trois joueurs autour d’une table semblent la configuration la plus adoptée.

Le joueur qui va assurer la donne, est choisi d’une manière aléatoire. Il distribue trois cartes à chaque joueur, en une seule fois, et dépose le reste des cartes sur la table en gardant leur face cachée. Ces cartes constituent le talon. La première carte du talon est retournée, face visible, et mise à côté de celui-ci. Toutes les prochaines cartes rejetées, à face dévoilée donc, vont être empilées au-dessus de cette retourne.

Par ailleurs, usuellement, chaque joueur bénéficie de trois jetons au tout début de la partie. Mais rien n’empêche qu’une convention, entre les joueurs, arrête le nombre de jetons dont chacun dispose en début de partie. Quand un joueur aura épuisé tous ses jetons, il doit quitter la table.

Les valeurs des cartes

L’As a la plus forte valeur : 11 points. Viennent ensuite les trois figures, Roi, Dame et Valet qui valent chacune 10 points. Les autres cartes, du Deux au Neuf, se comptent avec leur valeur numérale.

Pour qu’une combinaison soit validée comme un Trente et un réussi, il faut qu’elle soit composée de trois cartes de la même couleur dont un As et deux autres cartes valant 10 points telles qu’un Roi, une Dame ou un Dix. Les combinaisons susceptibles de produire un 31 sont donc :

– As + Roi + Dame
– As + Roi + Valet
– As + Dame + Valet
– As + Roi + Dix
– As + Dame + Dix
– As + Valet + Dix

Ces trois cartes doivent impérativement porter la même couleur. Néanmoins toutes les couleurs ont la même valeur et aucune n’est pas plus forte que d’autres.D’ailleurs, 31 est la valeur maximale que peut prendre une main car dès qu’une combinaison ne porte plus une couleur homogène, la valeur de cette main est celle de la plus forte carte. Ainsi, si la main est formée par un A ?, R ?, D ?, l’ensemble ne vaudra que 20 points, ceux rapportés par les 10 du Roi et de la Dame. Autrement dit, dans une main, les valeurs des trois cartes ne peuvent être rassemblées que si elles portent toutes la même couleur. C’est pourquoi la somme des valeurs des trois cartes n’excèdera jamais 31. On notera particulièrement le trio formé par trois As qui ne vaudra pas 33 et sera compté 11 points. Cependant, dans certaines variantes du Trente et un, on peut obtenir 30,5 points en alignant trois cartes de la même valeur.

Déroulement du jeu

Le mouvement du jeu suit le sens des aiguilles d’une montre. Celui qui est situé à gauche du donneur entame la partie. S’il bénéficie d’emblée d’un Trente et un, il doit le déclarer, le jeu s’arrête et les autres joueurs se délestent d’un jeton en faveur de la cagnotte. Sinon, chaque joueur a le choix entre prendre une carte du talon ou récupérer la dernière rejetée. Il se défausse aussitôt d’une seule carte qu’il met sur la pile des cartes rejetées. Néanmoins, lorsqu’il s’empare d’une carte rejetée, il ne peut s’en débarrasser au cours d’un même tour, sauf si cette carte ramassée était la première carte du talon.

Quand un joueur estime qu’il n’est pas loin du but, alors il frappe la table pour annoncer cette fin imminente. Il s’arrête de jouer tandis que les autres poursuivent un dernier tour, c’est-à-dire en tirant une carte et en se défaussant d’une en même temps. Ce n’est après que tous les joueurs dévoilent chacun leur main. On compare alors les valeurs de celles-ci et celui qui possède la plus faible main perd une vie et doit remettre un jeton dans la cagnotte. Si d’aventure, il se produit une égalité ou des égalités de marques gagnantes, le joueur qui a frappé s’en sort indemne tandis que les autres perdent une vie. Un joueur peut décider de frapper la table pour signifier qu’il veut arrêter le jeu, soit parce qu’il détient un Trente et un, soit qu’il s’en rapproche et qu’il ne veut pas qu’un autre joueur le surclasse.

Toutefois, si le joueur qui s’est permis de frapper, a été surpassé en points par un autre joueur, il perd deux jetons (on dira qu’il perd deux vies, à tort d’ailleurs, puisque logiquement on ne peut perdre de vie qu’une seule fois !).

Si un joueur arrive à cumuler 31 points, les autres joueurs sont contraints de jeter un jeton dans la cagnotte. Et la partie s’arrête en même temps.

Il est permis au joueur de perdre trois vies mais si la mésaventure lui arrive encore une prochaine fois, alors il doit quitter la table. D’ailleurs, comme il n’a que trois jetons, il n’aura plus rien à faire sur la table.

Fin de la partie

La partie s’achève dès qu’un joueur a réussi à totaliser 31 points. Dans ce cas, il doit montrer tout de suite ses cartes. Le dernier rescapé sur la table sera le vainqueur de la partie.

Enfin, le Trente et un se joue à partir de 7 ans.

Les variantes

Le Trente et un se décline en de nombreuses variantes qui se distinguent par le nombre de cartes qui composent le jeu, par le décompte des points et par les règles de jeu même.

Ainsi, dans l’une des variantes adoptées fréquemment, le jeu de cartes comprend 36 cartes. Toutes les cartes de Deux à Cinq des quatre couleurs ont été écartées. Toutefois, les joueurs reçoivent le même nombre de trois cartes. L’objectif reste également les 31 points ou du moins de s’en rapprocher le plus possible.

Concernant la donne, le joueur de service, après avoir bien battu les cartes, jette un œil sur les trois premières cartes, à l’abri des regards des autres joueurs. Si les cartes lui conviennent, alors il peut les conserver et les trois cartes suivantes sont découvertes et déposées au milieu de la table. Dans le cas où les cartes ne lui plaisent pas, alors il les place tout de suite au milieu de la table pour être exposées à tous les joueurs. Les trois prochaines cartes lui seront destinées. Ensuite, il procède à la donne proprement dite en distribuant trois cartes, en une seule fois, à chacun des autres joueurs.

Et c’est le joueur placé à gauche du donneur qui démarre le jeu, en général. Comme tous les autres joueurs de la table, il a le choix entre plusieurs conduites possibles :

– il passe et conserve ses cartes. Ce qui signifie que le dernier tour est proche et que les autres joueurs ne joueront plus qu’une dernière fois à l’exception du premier qui s’arrête carrément de jouer. La phase suivante consistera à l’évaluation des mains ;
– il opte pour l’échange d’une de ses cartes avec celles empilées sur la table (cartes du talon ou cartes rejetées). Et le joueur suivant poursuit le jeu ;
– il préfère échanger toutes ses cartes contre celles déposées sur la table. Et le joueur suivant peut s’exécuter. Cependant, cette option ne permettra plus au joueur d’échanger aucune carte dans les prochains tours ;
– si sa main totalise 31 points, il doit l’annoncer haut et fort (éventuellement en frappant des mains sur la main) pour arrêter le jeu. Ensuite, on procède au comptage des points.

Quant à l’évaluation des mains, elle est commune à presque à toutes les variantes, à savoir :

– As = 11 points
– Figures (R, D, V) = 10 points
– Chiffres (10 -> 6) = valeur numérale de la carte

Si les cartes d’une main sont toutes de la même couleur (?, ?, ?, ?), alors tous les points qu’elles portent peuvent s’additionner. Si elles sont toutes différentes en couleur, c’est la carte qui possède la plus forte valeur qui donne la valeur de la main. Enfin, si deux des trois cartes revêtent la même couleur, c’est la valeur la plus élevée entre la somme des deux cartes et celle de la troisième qui l’emporte.Ainsi, les mains suivantes s’évalueront comme suit :

– 7 ? + R ? + D ? = 10 points
– 8 ? + 7 ? + 10 ? = 17 points
– As ? + R ? + V ? = 31 points

Le cas de trois cartes d’une hauteur identique est un peu différent car elles rapportent du coup 30,5 points, aussi bien un trio de Six qu’un trio d’As.Dans cette variante, le perdant de la partie est le joueur qui rassemble le moins de points en main. Toutefois, le cas de plusieurs perdants à égalité n’est pas à exclure. Mais, si tous les joueurs ont réuni le même nombre de points alors, il n’y aura aucun perdant, et une nouvelle partie est entamée. Les joueurs perdants doivent mettre une pièce ou un jeton au milieu de la table. Et chaque joueur n’a le droit de perdre que quatre fois donc trois pièces et une chance supplémentaire.

Quant au joueur gagnant, il sera celui qui a résisté et est parvenu à rester seul en jeu tout en ayant perdu moins de quatre fois. Il raflera alors la totalité des pièces déposées sur la table et dont la valeur est le nombre de joueurs multiplié par trois.

Enfin, dans le cas de joueurs adultes, les pièces sous forme d’argent réel ne poseront pas trop de problèmes. En revanche, pour des joueurs encore mineurs, la prudence conseille des enjeux sous une autre forme comme les jetons, par exemple.

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