Règle du jeu de Solo espagnol

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Le Solo espagnol résulte en fait d’un savant mélange entre le Tresillo, la version contemporaine du célèbre Hombre et la Manille. Il s’agit de parvenir à concrétiser avec succès un contrat ou de cumuler le plus grand nombre de points sur les plis ramassés au cours de la partie.

Présentation

Ce jeu est très prisé dans les pays hispanophones d’Amérique du Sud et naturellement en Espagne, pays qui lui a d’ailleurs donné son nom. Le Solo espagnol résulte en fait d’un savant mélange entre le Tresillo, la version contemporaine du célèbre Hombre et la Manille. Seulement, en Solo espagnol, à la différence de la Manille, il existe bel et bien des annonces.

Le Solo est un jeu de plis plutôt qu’un jeu de levées car il ne tient pas compte du nombre de levées réalisées. En revanche, il ne considère plutôt que la valeur des cartes contenues dans le pli. Et selon les cartes qui s’y trouvent, la valeur de points assignés est différente. Par exemple, selon qu’un Sept ou un Valet y figure, les points varient de 8 à 16.

En outre, le Solo espagnol intègre annonces et enchères, un peu comme au jeu de Poker. Les annonces suivent une hiérarchie bien définie. De plus, ce jeu de cartes donne une importance particulière à la carte Sept et à la couleur Carreau. Si le premier trône au sommet de la hiérarchie, le second double tous les points réservés aux gains si le Carreau est choisi comme atout.

Et bien que le jeu soit extrêmement populaire, il n’est facilement pas accessible à toutes les tranches d’âge car il requiert un minimum d’anticipation dans le jeu et une bonne lecture du jeu des voisins. Et comme dans les jeux où les annonces et les enchères se succèdent, le bluff est une tentation presque incontournable avec son lot habituel de risques bien qu’il ne soit pas trop recommandé dans le cas précis du Solo espagnol. En effet, bluffer en Solo espagnol ne pourrait que se retourner contre soi-même dans la mesure où il faut toujours montrer ses cartes et les opposer à celles des adversaires. Ce qui est bien différent des jeux comme le poker par exemple où l’on peut gagner en bluffant et gagner sans être obligé de montrer ses cartes.

Quoi qu’il en soit, en Poker ou en Solo espagnol, il est demandé aux joueurs de faire preuve d’audace et d’une bonne lecture des jeux de l’adversaire. Mais une audace mal gérée peut aussi coûter le double de la cagnotte.

Le but du jeu

Il s’agit de parvenir à concrétiser avec succès un contrat ou de cumuler le plus grand nombre de points sur les plis ramassés au cours de la partie. En effet, parce qu’il n’est pas toujours évident qu’il y ait des contrats à respecter, les joueurs s’efforcent, en cours de jeu, de rassembler le plus grand nombre de points possibles. Ainsi, s’il n’y a pas de contrat réussi, le décompte de points peut être favorable. Mais comme certaines cartes rapportent plus de points que d’autres, chacun s’efforce de déployer toutes les stratégies pour bien garnir ses plis. Et comme chaque participant joue chacun pour soi, il n’y aura aucune complicité entre les joueurs à moins que deux joueurs s’allient tacitement à faire tomber le troisième joueur.

A noter que le Solo espagnol se joue à partir de 14 ans.

La distribution

Le Solo espagnol se joue avec 36 cartes extraites d’un jeu classique de 52 cartes auquel a enlevé les Dix, Neuf, Huit et Deux. On a également besoin de jetons. Le jeu se dispute entre trois joueurs.

Comme dans les jeux où le hasard occupe une place de choix, le premier donneur est désigné fortuitement et le jeu de cartes bien mélangé avant la donne.

Le donneur distribue 12 cartes à chaque joueur, par lot de quatre cartes. Seul le joueur peut voir ses cartes, lesquelles ne sont pas visibles par ses adversaires.

Avant que le jeu ne débute, chaque joueur s’acquitte d’un jeton dans la cagnotte. Dans certains cas, la pièce de monnaie remplace le jeton pour rehausser l’intérêt du jeu.

Les annonces

Elles sont un peu différentes de celles qu’on rencontre habituellement, par exemple comme dans un jeu de Belote. En effet, si dans la Belote (avec annonces) les annonces définissent le type de jeu que l’on souhaite (Couleur, Sans-Atout ou Tout-Atout), en Solo espagnol, elles constituent plutôt une promesse que le joueur s’engage à réaliser. Si le demandeur ne la tient pas et échoue, alors il est pénalisé.

Les annonces sont rangées en trois catégories classées dans l’ordre croissant :

- juego (solo) : c’est une annonce qui envisage de remporter au moins 37 points au cours de la donne, et qui descend à 36 points lorsque l’annonceur est placé à gauche du donneur. Elle fait gagner à l’annonceur deux points en cas de réussite ou quatre points si l’atout convenu était le Carreau ;
– bola (chelem) : c’est une annonce qui vise à rafler toutes les levées et ce, après avoir désigné les cartes souhaitées et troqué une carte jugée inutile. Elle rapporte 8 points en cas de réussite et 12 si l’atout est le Carreau ;
– bola sin pedir (chelem sans appel) : c’est l’annonce la plus forte durant laquelle le joueur tente de ramasser toutes les levées sans échanger une seule carte. Elle donne 16 points au gagnant et 20 points si l’atout est le Carreau.

Les enchères

Elles sont faites pour faire remonter les gains, mais ne sont pas une obligation.

C’est le joueur situé à gauche du donneur qui démarre les enchères. Les autres auront le choix entre enchérir ou passer leur tour. Dans le premier cas, celui qui a décidé d’enchérir, doit miser plus que le dernier joueur qui l’a fait. Dans le second cas, même s’il passe son tour, le joueur doit mettre un jeton dans la cagnotte, même s’il ne prend pas part aux enchères. L’enchérisseur qui encaisse la cagnotte, revêt la toge du soliste et définit le couleur de l’atout. Et si son choix se porte sur le Carreau, alors l’enchère monte en valeur. Cependant, si aucun des joueurs n’a tenté d’enchère, le donneur choisit l’atout et le jeu est commencé.

Hiérarchie des cartes

En Solo espagnol, la hiérarchie est un peu particulière dans la mesure où c’est le Sept qui jouit du rang le plus élevé suivi de l’As, puis viennent la Dame, le Valet, le Six, le Cinq, le Quatre et le Trois. Autrement dit, lorsque des cartes s’affrontent sur la table, celui qui joue le Sept de la couleur demandée ou de la couleur de l’atout en vigueur, remporte le pli, ou l’As si aucun joueur n’a fourni un Sept.

Déroulement de jeu

Une fois que toutes les cartes sont distribuées, chaque joueur apprécie son jeu et évalue ses possibilités d’annonces et d’enchères.

Bien que ce soit celui qui est assis à gauche du donneur qui lance les enchères, c’est le joueur placé à sa droite qui entame le jeu en jouant une première carte. Chaque joueur s’exécute tour à tour en jouant une carte. Et, autant que possible, chacun est tenu de fournir la couleur demandée. Sinon, il doit couper avec une carte de la couleur atout. Mais, au cas où il ne possèderait ni la couleur demandée ni l’atout, alors il peut rejeter une carte de son choix. La carte portant la plus forte valeur (selon la hiérarchie annoncée plus haut) remporte la levée soit dans la couleur demandée, soit dans la couleur atout. Toutefois, le joueur n’est pas obligé de surmonter la dernière carte jouée ni de couper avec un atout quand la couleur demandée n’existe pas dans sa main. En effet, l’existence de telles obligations suppose des pénalités si des joueurs sont surpris. Tel est le cas dans d’autres jeux comme le Coinche ou la Belote où les pénalités sont bien définies et bien évaluées.

Compte des points

Quand les 12 levées ont toutes été exécutées, on commence à éplucher chaque pli pour identifier les cartes fortes, dans le but de pouvoir les évaluer correctement.

Il est attribué aux cartes composant la levée le nombre de points correspondant. Ainsi, lorsqu’une levée contient un Sept, 5 points sont offerts au détenteur de la levée. Quand c’est l’As qui rafle une levée, alors il rapporte trois points. Quant à la levée qui comporte une Dame, l’acquéreur de la levée gagne deux points. Le Valet, lui, n’amène qu’un point supplémentaire. Et le fait d’avoir remporté une levée fait bénéficier un point.

Fin de la partie

Il n’y a pas de règles particulières qui imposent aux joueurs de s’arrêter de jouer. À chaque donne, le joueur accumule ses points et peut s’emparer de la cagnotte. Celui qui aura réuni le plus grand nombre de points gagne la main. Et dans ce cas, le joueur qui a totalisé le moins de points lui doit deux jetons et celui juste avant, lui remet aussi un jeton.

D’autre part, lorsqu’un soliste a pu réaliser son contrat, il gagne alors le nombre de jetons correspondants conformément aux valeurs des annonces et empoche la cagnotte. Ainsi, par exemple, pour un juego accompli avec succès, il reçoit deux points ou quatre si l’atout est le Carreau. En cas d’échec, l’annonceur, non seulement, s’acquitte de la valeur de l’annonce aux autres joueurs, mais il doit également doubler la valeur de la cagnotte.

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