Règle du jeu de Pharaon

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Le Pharaon est un jeu d’origine italienne. Etant un jeu de mise, l’objectif dans une partie de Pharaon est donc de rafler le maximum de jetons possible à travers la mise que l’on réalise.

Présentation

Le Pharaon se définit comme le jeu de hasard typique. Il a été joué depuis le début du XVIIIe siècle. A l’époque, il paraît qu’il connaissait une popularité notoire dans la cour du Roi Louis XVI, bien que celui-ci ait horreur de tous les jeux, et encore moins ceux de la catégorie dite de chance. Et puis, la Reine Marie Antoinette et sa maisonnée adoptèrent ce jeu. On évoque dans certaines œuvres littéraires que la classe aristocratique de cette époque consacrait un nombre considérable de soirées pour en jouer.

Le Pharaon est un jeu d’origine italienne. Ce n’est donc guère étonnant que vers la Révolution, il contribuait à l’épopée financière des tenanciers de tripot. Il est alors devenu synonyme de source de fortune de nombreux nids d’escrocs. C’est la raison pour laquelle la Police Directoire a mis en place des règlementations d’interdiction de cette pratique partout en France. Toutefois, cela n’a pas eu un grand effet, jusqu’à vers le milieu du XIXe siècle. En effet, le Pharaon connut un déclin avec le temps sans pour autant s’éteindre finalement. Ainsi, il se joue encore dans les parties familiales et fait dorénavant partie intégrante des jeux de cartes des générations actuelles.

Le jeu

Le nombre de joueurs dans une partie de Pharaon n’est pas limité. Il y aura donc autant de « pontes » que l’on veut, le principe étant : « plus on est de fous, plus on rit ! ». Les joueurs, ou pontes, joueront donc à titre personnel contre un banquier. Ce dernier aura comme principal matériel un grand tableau, lequel est divisé en deux colonnes et en plusieurs lignes. En outre, on utilisera des jetons (ou de l’argent dans les salles de jeu professionnelles) et une corbeille pour les mises.

Etant un jeu de cartes, on utilisera bien entendu un jeu de 32 cartes dans une partie de Pharaon. La hiérarchie des cartes suit l’ordre classique décroissant : As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, 7. A noter qu’il y a des parties où les joueurs décident de se servir d’un paquet de 52 cartes, notamment quand les pontes sont nombreux.

Le but du jeu

Etant un jeu de mise, l’objectif dans une partie de Pharaon est donc de rafler le maximum de jetons possible à travers la mise que l’on réalise.

Les préliminaires du jeu

Le banquier est défini au hasard des cartes. Généralement, il s’agit du joueur qui tire la plus faible (ou la plus forte selon le cas) carte du paquet. Néanmoins, les joueurs peuvent convenir d’une autre méthode pour déterminer le banquier, comme par exemple le premier à tirer un Roi, un As, etc.

Quoi qu’il en soit, une fois que le banquier est choisi, les pontes s’assoiront à sa droite et à sa gauche. Pour ce faire, il doit y avoir autant de joueurs à droite et à gauche du banquier.

Une fois que les joueurs sont tous attablés, le banquier place devant lui le tableau précité. A noter que chaque case tracée doit être assez spacieuse pour accueillir le maximum de jetons que les joueurs miseront. En outre, il faudrait tracer autant de lignes sur le tableau que de pontes. Ainsi, dans le cas où tous les pontes miseraient sur une même colonne, ils auront droit chacun à une case.

Le déroulement du jeu

D’abord, les pontes choisiront chacun une case du tableau. Ils déposeront alors tour à tour le nombre de jetons souhaité qu’ils voudraient miser dans la case choisie. Ils choisiront alors les petites cases de la colonne de droite ou de la colonne de gauche.

Une fois que tous les enjeux sont déposés, le banquier dit le célèbre « rien ne va plus » des casinos. Cela signifie que l’on ne peut plus déposer de mises supplémentaires.

Par la suite, le banquier remet les cartes à couper par son voisin de droite. Il tire alors deux cartes au hasard du paquet. Il placera la première (que l’on appellera ici A) sur la case supérieure de la colonne de gauche et la seconde (que l’on appellera donc ici B) sur la case supérieure de la colonne de droite.

On comparera les cartes dévoilées en tenant en compte de la hiérarchie des cartes précitées (à savoir de l’As au 7). Si A est supérieure à B, A désigne les pontes gagnants et B les pontes perdants. Le cas contraire, c’est B qui identifiera les joueurs gagnants et A les perdants. Le banquier remettra donc aux joueurs gagnants autant de jetons que ceux-ci ont misés. En revanche, il ramassera la mise des pontes perdants.

Dans le cas où A et B auraient la même valeur (car rappelons qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la couleur), le banquier ramasse tous les jetons que les pontes ont misés.

Exemple de partie

On a les joueurs A, B, C, D, E. Dans la colonne de gauche, A a misé 4 jetons, B 3 jetons, C 5 jetons. Dans la colonne de droite, D et E ont misé respectivement 2 jetons et 4 jetons.

Lors du tirage des cartes, le banquier a eu un Roi de Pique et l’a placé dans la colonne de gauche. Et puis, il a eu un Valet de Trèfle. La colonne de gauche l’emporte. Les joueurs A, B, C ont donc droit au même nombre de jetons qu’ils ont misés, soit 4 jetons pour A, 3 jetons pour B et 5 jetons pour C. Par contre, D et E remettront les jetons misés au banquier soit un total de 6 jetons.

Si lors du tirage, le banquier a eu un Valet de Carreau et un Valet de Trèfle, les deux colonnes sont à égalité. Il ramassera donc tous les jetons misés sur le tableau, soit un total de 11 jetons pour la colonne de gauche et 6 jetons pour la colonne de droite.

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