Règle du jeu de May I

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Le « May I? » signifie « Puis-je? » dans la langue française. Le jeu consiste à faire en sorte que chaque joueur puisse réaliser toutes sortes de combinaisons de cartes.

Présentation

Le « May I? » signifie « Puis-je? » dans la langue française. Parmi les jeux les plus connus, le « May I? » est le jeu de cartes le plus récent. Aussi obtient-il un grand succès envers ses adeptes. Ayant vu le jour dans la partie australe des Etats-Unis, très rapidement, le « May I? » obtient une très grande notoriété, aussi bien au Mississipi qu’en Arkansas et très furtivement sur les plages de Floride, il y a de cela trois à quatre années. Le « May I? » naît donc aux Etats-Unis et avait traversé toute l’Europe dans les stations balnéaires où beaucoup d’Anglais et d’Italiens ont été attirés par ce nouveau jeu. Il fit irruption dans les grandes villes plus évoluées et modernes telles que Saint-Tropez et Biarritz avant d’atteindre par la suite Londres et Paris. Le « May I? » possède quelques similitudes avec ses voisins tels que le fameux « Sans coeur », le « Rami », la « Belote » ou le « Poker » etc.

Le jeu

Le « May I? » se joue au maximum entre trois et cinq personnes.

Deux jeux de cinquante cartes seront utilisés et le tour de chaque joueur suivra la rotation des aiguilles d’une montre, comme tout sens logique d’un jeu de cartes.

L’ordre des cartes suit le classement classique, de l’As au 2, en passant par les figures et les cartes numérotées lors du comptage des points. Par contre, au cours de la partie, l’As peut avoir deux valeurs selon le choix qui convient au joueur. Pour lui donc, il peut être la plus haute carte c’est-à-dire qu’il a beaucoup plus de points que le « Roi » ou alors la plus basse en dessous des figures, des cartes numérotées dans leur intégralité jusqu’au 2.

Les points sont marqués par chaque joueur. Toutefois, quand la partie est à son summum d’excitation, il arrive que les joueurs soient trop absorbés par leur jeu. Il serait donc plus sage de prendre une autre personne pour marquer les points. Cet individu ne joue pas directement mais a pour unique rôle de marquer les points sur les tableaux.

L’objectif

Le jeu consiste à faire en sorte que chaque joueur du « May I? » puisse réaliser toutes sortes de combinaisons de cartes. Ces dernières correspondent à une hiérarchie de valeur différente et peuvent être changées à chaque manche.

La donne

Au départ, il faut distribuer dix cartes pour chaque joueur. Il faut par ailleurs noter qu’une partie soit divisée en cinq manches. De ce fait, après chaque manche, une distribution doit se faire, évidemment et l’on change de donneur à chaque fois.

Les joueurs doivent ainsi tirer des cartes du paquet et celui qui possède la plus haute carte devient automatiquement le premier donneur.

Quand on joue la seconde manche, c’est le voisin qui est à gauche du premier donneur qui devient le donneur suivant.

Le déroulement de la partie

Dans une partie de cinq joueurs, c’est le premier des donneurs qui partage les dix cartes. Les joueurs auront donc pour cela deux cartes chacun. Ensuite, au centre du tapis, il met le talon.

Par la suite, le joueur qui est à gauche du donneur prend la carte supérieure du talon. Comme il doit toujours avoir dix cartes en main, c’est avec la carte qu’il avait tirée que celui-ci peut changer une des cartes de sa main. Pour ce faire, il la dépose à côté du talon, face découverte.

Deux paquets sont au centre du tapis. Le premier paquet est le talon ou cartes muettes et le second paquet les écarts ou cartes visibles. Quand vient le tour du joueur suivant, il peut changer la carte qu’il écarte par une carte prise au talon ou bien une qu’on voit sur le tapis : celle d’écart.

Admettons que cette carte intéresse l’un des joueurs, même si ce n’est pas encore son tour. Avec la permission de celui ou ceux qui devront jouer avant lui, il peut s’en approprier. Il doit demander pour cela « May I? ». Il a la permission d’avoir la carte d’écart sans pour autant écarter une quelconque carte de son jeu. Pour pouvoir payer la faveur que les autres joueurs lui accordent, il doit ajouter à sa main une carte du talon.

A partir de ce moment, ce joueur possède douze cartes. Ces cartes en plus auront une très grande importance si le joueur opère assez souvent de la sorte pendant la partie. Par contre, il peut arriver qu’un joueur sollicité par celui qui a dit « May I? » ne veuille pas donner son accord. S’il refuse de la sorte, il doit payer en conséquence en prenant la carte d’écart, gardant toujours avec lui ses dix cartes. Ce qui fait qu’il a actuellement onze cartes au total.

A présent si deux joueurs discutent le « May I? », il arrive qu’un troisième entre au milieu d’eux. Dans ce cas, le solliciteur agit comme il veut, ou il n’accepte pas la tractation, ce qui revient à dire que le solliciteur doit prendre deux cartes en plus : la carte des cas refusés et une carte supplémentaire du talon restant.

En tout, il aura donc également pour sa part douze cartes. Maintenant, que plusieurs cartes composent le paquet de ces écarts, on peut demander à l’un des joueurs de tirer comme bon lui semble trois ou quatre ou davantage de cartes à sa guise.

Si ceux qui doivent jouer sont en accord et ont fait passer leur tour, ce joueur va prendre une carte en plus du talon pour toute carte enlevée du paquet d’écarts. Après cela, il possède plusieurs cartes.

Au moment où il n’y a plus aucune carte au talon, c’est donc le paquet des écarts qu’on retourne et qu’on bat. Ce paquet prend la place du talon.

Les combinaisons

Le « May I? » comprend cinq manches bien distinctes :

– Premièrement, tous les joueurs essayent de faire deux brelans c’est-à-dire, deux combinaisons de trois cartes dont la valeur est égale à celle des cartes qui sont en leur possession. Prenons l’exemple suivant : Trois « Dame », trois « Neuf », ou trois « Roi » etc.
– Deuxièmement, il faut un nouveau donneur. Le but est de pouvoir faire d’abord un brelan complété par quatre cartes qui se suivent. Exemple : trois valets plus une suite de « deux », « trois », « quatre » et « cinq » de coeur ou « dix », valet, dame et roi de carreau.
– Troisièmement, il faut un autre donneur. La combinaison à faire correspond à une suite. Exemple : trois, quatre, cinq et six de pique plus valet, dame, roi, et as de carreau.
– La quatrième manche : il y a toujours un nouveau donneur. Le joueur doit déposer trois brelans. Exemple : trois dames, trois deux et trois valets.
– et enfin, pour la cinquième manche, un autre nouveau donneur. Pour cette dernière manche, les joueurs déposent deux brelans et une suite après. Exemple : trois sept plus trois dames, plus huit, neuf, dix et dame de trèfle.

Le but de ce jeu « May I? » se résume donc ainsi :

– avoir toutes sortes de figures avec six cartes pour la première manche,
– sept cartes pour la deuxième manche,
– huit cartes pour la troisième manche,
– neuf cartes pour la quatrième manche
– et enfin dix cartes pour la cinquième manche.

Le nombre de cartes est cité au minimum, puisque chaque joueur a le droit de déposer des séries plus fortes. Il est possible pour les joueurs de changer ces brelans en carrés c’est-à-dire, quatre cartes de même hauteur ou encore en joker. De ce fait, il peut même y avoir cinq cartes de même hauteur dans une combinaison. Voici un exemple : quand il joue dans la première manche, le joueur a le droit de déposer au même moment un brelan et un carré à la place de deux brelans exigés.Dans la plupart du temps, il est possible pour les suites d’avoir plus de quatre cartes. Les combinaisons demandées peuvent dans certains cas soit des minima ou des maxima. Dans le cas où deux brelans seraient à présenter, on peut l’échanger par un brelan et un carré ou tout simplement par deux carrés mais il est formellement interdit d’abattre trois brelans.

En outre, il faut remarquer également que les brelans sont obligés d’être de différentes hauteurs. Présenter deux brelans identiques ne peut pas être acceptable.

Pareillement, les suites se diffèrent selon les familles.

Le détenteur ayant avec lui toutes sortes de combinaisons ou également une seule, a le droit de les abattre. Il expose devant lui ses combinaisons et retient les cartes qu’il n’a pas étalées dans ses combinaisons.

Maintenant que c’est son tour de jouer, il peut placer ses cartes comme il veut, soit dans des figures déposées par ceux qui jouent contre lui, soit dans ses combinaisons à condition que la nouvelle carte qu’il vient de tirer lui permette de le faire.

Afin de sortir vainqueur de cette manche, le gagnant est celui qui n’a plus qu’une seule carte.

Ainsi, dans sa colonne de marques, il a déjà moins de vingt points. A la cinquième manche, on n’a plus le droit d’exposer sur la pile des écarts la dernière carte en main, ce qui revient à dire qu’il faut vraiment se débarrasser de toutes ses cartes et qu’il n’en restera plus une seule le plus tôt possible. Ceci est valable pour le premier gagnant. Quant aux perdants, ils comptent les points des cartes qu’ils ont encore malgré les combinaisons qui n’ont pas été étalées et qui sont restées avec eux. Les « As »valent quinze (15) points. Les perdants font leur compte à partir du nombre de points marqués sur les cartes qui sont en leur possession. Les joueurs ont chacun une colonne où ils peuvent marquer leurs points.

On fait le compte de chaque joueur en additionnant les cinq manches en fin de jeu. Si un joueur a gagné par exemple, il peut enlever vingt points par manche gagnée de la totalité de ses points.

Ce sont les cinq manches qui forment cette partie complète du jeu et il revient alors à celui qui a eu au total le minimum de points qui gagne le« May I? »

Le comptage des points

Les points varient comme suit :

– les « As » possèdent les points les plus forts car ils valent quinze (15) points
– Viennent par la suite les « figures » valant dix (10) points
– et les autres cartes telles que « neuf » vaut neuf (9)
– « Huit » vaut huit (8) points
– le « Six » vaut six (6) points ainsi de suite jusqu’à la plus petite valeur qui est le « Deux » qui vaut évidemment deux (2) points

Les enjeux

Le « May I? » est aussi un jeu avec lequel on peut jouer par le biais de jetons qui reflètent une valeur monétaire telle l’Euro, le dollar, le livre sterling etc.

On doit dans ce cas recourir à une corbeille dans laquelle, avant chaque partie, les joueurs déposent des jetons dont le nombre a été accepté de tous. En exemple : s’il y a quatre joueurs, on doit avoir dans la corbeille vingt jetons, soit cinq jetons pour chaque joueur.

Comme il y a un gagnant à chaque manche, celui-ci a le privilège de retirer trois jetons de la corbeille et à la fin de cette partie du jeu, celui qui gagne s’attribue les cinq jetons de la corbeille.

Variantes

On peut aussi pratiquer le « May I? » en six manches. Au début des manches, il faut distribuer onze cartes et non dix, ce qui revient à avoir quatre fois deux et une fois trois. Quand il joue la sixième manche, le joueur doit exposer deux suites et un brelan. Par exemple : trois, quatre, cinq et six de coeur plus valet, dame, roi et as de carreau et trois 9. Ce qui donne au total onze cartes.

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