Règle du jeu de Mariage

Envie de jouer à des jeux de cartes? C'est possible et vous pouvez y jouer en ligne!

Exoty.com
jeux-de-cartes.com

Le mariage se joue à deux. Les joueurs s’affrontent l’un contre l’autre. On utilise un jeu de piquet, c’est-à-dire un jeu de 32 cartes et l’objectif est d’être le premier joueur à atteindre un total de points définis

Historique

Le Mariage est un jeu de cartes d’origine espagnole ou italienne, qui vraisemblablement est apparue vers le XVIe siècle. Il tire ses origines du célèbre jeu de « cinq cents », qui connaissait autrefois une notoriété incontournable en Provence et en Languedoc. Il est appelé tantôt Brisque tantôt Briscan. Avec le temps, plus précisément vers le milieu du XIXe siècle, le mariage a donné naissance au célèbre Bésigue.

De nos jours, il est encore très pratiqué dans le Sud de la France et dans le Nord de l’Italie.
Le jeu

Le mariage se joue à deux. Les joueurs s’affrontent l’un contre l’autre. Compte tenu du niveau moyennement difficile, il est préconisé à partir de 14ans.

On utilise un jeu de piquet, c’est-à-dire un jeu de 32 cartes dans une partie de Mariage. L’As est la plus forte carte, suivie du 10, du Roi, de la Dame, du Valet, des 9, 8 et 7. Durant le comptage des points, les hauteurs 9, 8 et 7 n’ont pas de valeur.

Le but du jeu

Etre le premier joueur à atteindre un total de points définis. Généralement, la partie se termine à 100 ou 150 points (dans le jeu originel, le cinq cents, le point à totaliser est exactement 500).

Les préliminaires du jeu

Le donneur est tiré au sort. Généralement, le tirage se fait au hasard des cartes : le premier joueur à tirer la plus forte carte du paquet, préalablement battu et coupé devient le premier donneur.

Lors des distributions suivantes, la donne se fait à tour de rôle.

Une fois que le donneur est déterminé, il bat les cartes et les redonne à couper à son adversaire. Il remet alors à son adversaire puis à lui-même, une main de 5 cartes, distribuée par lot de 3 puis 2 cartes.

Ensuite, il dévoile la onzième carte, c’est le talon.

Si un joueur détient parmi ses cartes le 7 dans la couleur de l’atout, il peut alors l’échanger contre l’atout. Cet échange peut avoir lieu à tout moment de la partie, et ce bien entendu, à condition que la dernière levée ne soit pas encore jouée.

Le déroulement de la partie

Le non donneur commence la partie. Le mariage se joue comme un jeu de levée classique, c’est-à-dire que le joueur suivant doit : soit jouer la carte dans la couleur demandée, soit dans la couleur de l’atout. Une carte dans la couleur d’atout l’emporte sur les autres couleurs. Dans un jeu de la même couleur que l’entame, la hiérarchie est celle précitée à savoir de l’As au 7 (As, 10, Roi, Dame, Valet, 9, 8, 7) par ordre décroissant. Le joueur qui remporte la levée commence le pli suivant.

Après chaque levée, les joueurs complèteront chacun leur main d’une carte du talon. Ils joueront alors la levée de cette sorte jusqu’à ce que toutes les cartes du talon soient intégrées dans leur main. Néanmoins, il n’y a pas d’obligation de fournir à la couleur dans le cas où il reste encore des cartes dans le talon. Ainsi, les joueurs pourront aisément se défausser d’une carte de leur choix, même en ayant une carte plus forte dans la couleur d’entame ou encore un atout plus fort.

Quand il n’y a plus de cartes au talon, les joueurs doivent alors fournir la couleur demandée, couper dans l’atout ou surcouper quand la couleur d’entame est un atout. On jouera alors de la même manière jusqu’à ce que toutes les cartes de la main soient jouées. On pourra alors compter les points correspondants à chaque pli réalisé par les joueurs. Celui qui fait le plus de points gagne. Il remporte la cagnotte s’il y en a. Il sera en outre le donneur pour la manche suivante.
Le comptage des points

Pour compter les points dans une partie de Mariage, il faut prendre en considération et la valeur individuelle de cartes cumulées par chaque joueur, et les combinaisons que l’on peut y retrouver. Ainsi, pour les cartes prises individuellement, il faut savoir que :

– l’As vaut 11 points ;
– le 10 vaut sa valeur numérale c’est-à-dire 10 points ;
– le Roi vaut 4 points ;
– la Dame vaut 3 points ;
– le Valet vaut 2 points ;
– le 9, 8 et le 7 ne valent rien lors du comptage des points.

En revanche pour les combinaisons, notons que :

– le mariage classique, dans une couleur autre que l’atout, vaut 20 points
– le mariage atout vaut 40 points

Cela signifie que si un joueur détient dans les levées qu’il a réalisées le Roi et la Dame d’une même couleur (cœur par exemple pour un atout carreau), il compte 20 points supplémentaires, en sachant que son Roi de cœur lui a déjà valu 4 points et sa Dame de cœur 3 points. En revanche, s’il a remporté et le Roi et la Dame atout (ici un Roi de cœur et une Dame de cœur) il compte 40 points supplémentaires, en plus des 7 points que le couple royal lui a déjà valus.

Notons que si un joueur remporte la dernière levée de la main, il a droit d’office à 10 points supplémentaires. C’est ce que l’on appelle le 10 de der.

Fin de la partie

Il est d’usage de fixer le total de points gagnant à raison de 100 ou 150 points. Ainsi, une partie peut être composée de plusieurs manches consécutives, en sachant que la donne suivante est effectuée par le joueur qui a cumulé le plus de points lors de la main précédente.

Dans le cas où un joueur a fait les 100 points (ou 150 points gagnants selon l’accord préalable des joueurs), celui-ci peut alors arrêter tout de suite le jeu, même si les cartes de la main en cours ne soient pas encore toutes jouées. Cela étant, il doit cependant avoir la garantie d’avoir les points nécessaires (étant donné que l’on ne fait le décompte officiel qu’après que toutes les cartes de la main en cours ne soient jouées). Si le joueur fait une erreur dans son compte, son adversaire est déclaré d’office gagnant.

Variante du Mariage : le Bésigue

Comme annoncé précédemment, le Mariage a donné naissance au célèbre jeu de cartes parisien : le Bésigue, notamment le Bésigue à la retourne à deux.

Le jeu

Contrairement au Mariage où l’on joue avec un seul paquet de cartes, on utilise en revanche deux jeux de piques (32 cartes chacun) dans une partie de bésigue.

Les joueurs sont en revanche au nombre de deux, s’affrontant l’un contre l’autre. De même, on adopte la même hiérarchie des cartes que pour une partie de Mariage, à savoir l’As, le 10, le Roi, la Dame, le Valet, le 9, le 8 et le 7. Les deux plus importantes cartes, l’As et le 10, sont appelées les brisques. L’As prend en outre la place d’un Joker, c’est-à-dire qu’il peut être considéré comme n’importe quelle carte du jeu (un Roi, une Dame, un Valet, un 9, un 8 ou un 7) et même un 10.

Les combinaisons

Les cartes prises individuellement détiennent les mêmes valeurs que dans une partie de Mariage, c’est-à-dire :

– 11 points pour un As ;
– 10 points pour un 10 ;
– 4 points pour un Roi ;
– 3 points pour une Dame ;
– 2 points pour un Valet ;
– 0 point pour les autres cartes numérales ;
– Chaque 7 d’atout ramassé vaut 10 points.

En revanche, on distingue plus de combinaisons dans une partie de bésigue, contrairement au Mariage. Ainsi :

– mariage simple (Roi et Dame de couleur autre que l’atout) vaut 20 points ;
– mariage d’atout (Roi et Dame dans la couleur de l’atout) vaut 40 points ;
– carré de Valets (c’est-à-dire quatre Valets retrouvés dans les levées réalisées par un joueur) vaut 40 points ;
– carré de Dames (c’est-à-dire quatre Dames retrouvées dans les levées réalisées par un joueur) vaut 60 points ;
– carré de Rois (c’est-à-dire quatre Rois retrouvés dans les levées réalisées par un joueur) vaut 80 points ;
– carré d’As (c’est-à-dire quatre As retrouvés dans les levées réalisées par un joueur) vaut 100 points ;
– une Bésigue, c’est-à-dire une combinaison d’une Dame de Pique et d’un Valet de cœur vaut 40 points ;
– une double Bésigue, c’est-à-dire une combinaison de deux Dames de pique et de deux Valets de cœur, vaut 500 points
;
– une quinte majeure, c’est-à-dire une combinaison composée des cinq premières cartes du paquet dans la couleur d’atout (As, 10, Roi, Dame, Valet d’atout) vaut 250 points ;

Compte tenu des points que l’on peut réaliser avec les combinaisons, la partie prend fin à plus de points que dans une partie de Mariage. Ainsi, le total de points gagnants peut être fixé entre 1000 et 2000 points.

La partie

La détermination du donneur se fait de la même manière qu’au Mariage. En revanche, le donneur remettra à son adversaire puis à lui-même une main de neuf cartes, distribuées par trois lots de trois cartes chacun. La première carte du talon non distribuée (ici la dix-neuvième carte donc) sera retournée et déterminera la couleur de l’atout. Le joueur qui détient le 7 de l’atout peut l’échanger avec sa carte. Ensuite, la partie se déroule comme précédemment, c’est-à-dire un jeu de levée classique avec fourniture d’une carte de valeur supérieure dans la couleur demandée, coupage avec l’atout ou surcoupage si la couleur demandée et l’atout coïncident. Les joueurs complèteront chacun leur main en tirant une carte du talon. Le joueur qui remporte la levée précédente entame la manche suivante. La carte de l’atout (ou le 7 d’atout si celle-ci a été changée) revient en dernier lieu à celui qui remporte la dernière levée avant épuisement du talon.

Après que toutes les cartes du talon soient intégrées dans la main de l’un ou l’autre des joueurs, la partie se joue alors comme dans un jeu de levée classique. Si durant la première partie (où les joueurs intègrent une à une les cartes du talon dans leur main) les joueurs ne sont pas obligés de fournir à la couleur ni jouer une carte plus forte, ce n’est plus le cas durant cette seconde phase du jeu.

Comme on joue avec deux jeux de cartes, il pourrait arriver que les deux joueurs aient la même carte (soit parce qu’un joueur souhaite intégrer des cartes plus valeureuses dans des combinaisons, soit parce que celui qui suit n’a pas de cartes de valeur supérieure à l’entame alors qu’il est dans l’obligation de fournir). C’est alors celui qui a entamé cette levée qui l’emporte.

A noter par ailleurs que contrairement au mariage, les joueurs d’une partie de Bésigue n’attendent pas la fin de la manche pour annoncer leurs combinaisons. En effet, le joueur qui réalise une levée peut déclarer les combinaisons qu’il a d’une part et d’autre part inscrire de suite les points correspondants. Cela étant, le joueur qui remporte la levée ne peut annoncer qu’une seule et unique combinaison. Il attendra alors les prochaines levées qu’il réalisera avant de pouvoir faire de nouvelles annonces.

Dans une partie de bésigue, une carte peut être intégrée dans plusieurs combinaisons différentes. Ainsi, si un Roi de cœur a été annoncé précédemment dans la formation d’un mariage de cœur, il peut être repris pour former un carré de Roi et encore après pour une quinte de cœur.

Comptage des points

Les points des combinaisons sont comptés quand celles-ci sont annoncées. A cela s’ajoutera alors les points des brisques (As et 10) et des figures. Le 10 de der (qui correspond aux 10 points supplémentaires au joueur qui a ramassé la dernière levée de la main) départage les points des joueurs, si ceux-ci sont à égalité.

Partagez cette règle

Laisser un commentaire