Règle du jeu de Le Razz

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Ce jeu de cartes est une petite variante du Stud Poker. On y joue presque de la même manière sauf que l’on joue à la carte basse, c’est-à-dire que la meilleure main se compose des cartes les plus basses.
En Razz, l’As porte donc sa valeur la plus faible et vaut 1 dans toutes les combinaisons. Ainsi, la plus forte combinaison en Razz est 5-4-3-2-A. Cette considération entre en vigueur dans toutes les combinaisons du jeu. Par exemple, lorsque deux joueurs se retrouvent avec les mêmes types de combinaisons (par exemple, même flush) alors ce sera celui qui aligne la plus faible carte qui emporte la victoire. Dans le cas d’une égalité parfaite, les couleurs entrent en ligne pour les départager.
Par rapport aux autres variantes du Poker, le Razz présente tout de même quelques particularités qui lui sont propres. En effet, un joueur peut voir plus de la moitié des jeux de ses adversaires car une grande partie des cartes sont retournées, face visible, et posées sur la table. Ce qui fournit des informations très utiles quant à la nature des cartes à venir.
Néanmoins, une partie de Razz se conforme au déroulement d’une partie classique de Poker, notamment avec les mises et les relances au fur et à mesure entre les différentes étapes de la donne.
Le Razz se distingue du Poker classique de par le nombre de cartes en main attribuées à un joueur qui est de sept cartes dont trois parmi celles-ci sont dévoilées à tous les joueurs. Il y a également les cartes secrètes dont seul le propriétaire connaît leur nature. Ce qui permet au joueur d’avoir manœuvre dans la formation de ses combinaisons car, cinq seulement dans les sept cartes seront déterminantes pour le jeu. Aussi reste t-il toujours possible de bluffer bien que ce soit dans une échelle moindre puisque bon nombre de cartes sont déjà connues des adversaires. Le Razz est entré dans les grands tournois de poker internationaux et bon nombre de joueurs émérites estiment qu’il figure parmi le jeu de Poker le plus difficile à jouer. C’est sûrement du fait qu’il sort des chemins battus de la hiérarchie des mains dans les jeux de cartes et qu’au lieu d’être le plus fort, le joueur doit s’habituer à être le plus faible.

Le but du jeu

Il s’agit pour le joueur de parvenir à composer la plus forte main ou de réussir à bluffer ses adversaires avec une modeste main et de remporter ainsi le pot. Pour cela, il dispose de nombreuses cartes certaines sont cachées et d’autres dévoilées avec lesquelles il va essayer de former des combinaisons en tenant compte des cartes des autres joueurs. Selon le potentiel de ses cartes, il va miser et relancer durant une donne.

La distribution

Le Razz se joue avec un jeu de 52 cartes classique, l’introduction des Jokers n’est pas obligatoire. Il faut également des jetons pour servir aux mises. Il se pratique avec un nombre de joueurs pouvant atteindre huit.
Le premier donneur est choisi au hasard par tirage au sort des cartes. Ce sera le croupier de service et il sera remplacé par le prochain joueur à sa gauche lors du tour suivant et ainsi de suite en suivant le sens des aiguilles d’une montre. Le croupier distribue sept cartes à chacun des joueurs, mais ce sera ses cinq meilleures cartes qui vont participer aux enchères et conditionner les gains du joueur.
C’est le croupier qui lance la mise en mettant le premier dans le pot un nombre de jetons équivalent au nombre de joueurs placés autour de la table. Il distribue ensuite trois cartes, les deux premières, face cachée, et la troisième, face visible. Les cartes dont la face n’a pas été dévoilée, sont appelées cartes secrètes. Le joueur gardera précieusement celles-ci bien à l’abri du regard des autres sinon tout son jeu sera complètement dévoilé.

La hiérarchie des cartes

En jeu de Razz, on donne la priorité aux cartes dites basses. Ainsi, l’As descend en bas de l’échelle et ne prend que la valeur la plus basse : 1. Toutefois, dans les séquences, les cartes suivent toujours l’ordre : As, Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six, Sept, Huit, Neuf, Dix, Valet, Dame et Roi. Ainsi, dans une séquence, c’est la valeur la plus basse qui porte la force de la carte, de même que dans toutes les combinaisons d’ailleurs. Les couleurs ont également leur hiérarchie. Elle se définit comme suit par ordre décroissant : Pique, Cœur, Carreau et Trèfle. De ce fait, lorsqu’il faut départager deux joueurs ayant les mêmes combinaison,s on prend en considération la couleur des cartes.

Combinaisons reconnues

Les combinaisons valides en Razz obéissent à une hiérarchie qui se définit comme suit, par ordre décroissant :
– sept cartes de hauteurs identiques : c’est possible quand on intègre des jokers dans le jeu, des cartes volantes ou lorsqu’on utilise plus d’un jeu de cartes. Par exemple : 9?-9?-9?-9?-9? (ou Joker) ;
– quinte : c’est une suite de sept cartes portant la même couleur et des valeurs successives. Par exemple : R?-D?-V?-10?-9?. Néanmoins, cette main est plus forte que celle alignant A?-2?-3?-4?-5?. Il est parfois dénommé « cinq haut » ou « High five », « bicyclette » ou « roue » ;
– quarte : c’est une main comprenant quatre cartes de la même hauteur. Par exemple : 10?-10?-10?-10? ;
– main pleine : elle est composée de trois cartes de la même valeur et de deux autres cartes (paire) du même type. Par exemple : 3?-3?-3?-10?-10?. Dans le cas où deux joueurs présenteraient la même nature de main, c’est celui qui possède les faibles valeurs qui emporte ;
– flush : il s’agit tout simplement d’un ensemble de sept cartes non ordonnées se présentant dans une même couleur. Par exemple : V?-10?-9?-D?-5?. Si deux joueurs possèdent ce même type de main, celui qui a la plus faible hauteur emporte la partie ;
– séquence : c’est une suite de sept cartes avec des valeurs qui se suivent sans pour autant être d’une seule et même couleur. Par exemple : 2?-3?-4?- 5?-6?. En cas d’égalité de main entre deux joueurs, c’est celui qui aligne la plus faible carte dans sa séquence qui l’emporte ;
– brelan : Il est formé de trois cartes portant la même valeur. Par exemple : D?-D?-D? ;
– deux paires : dans les cinq de la main, les quatre cartes sont réparties par paire (deux cartes de la même valeur). Par exemple : 10?-10?- 4?- 4? ;
– paire : elle comprend deux cartes de valeurs identiques. Par exemple : R?- R?. Entre deux mains en compétition, celle qui porte la plus petite valeur gagne ;
– hauteur : toutes les cartes n’ont aucune des spécificités mentionnées ci-dessus, la seule valeur de la main repose sur la carte qui porte la plus forte valeur. Par exemple : 2?-7?-10?-D?-6?. C’est la 2? qui endosse la valeur de la main et fera gagner le pli.
La hiérarchie des mains est préservée en Razz mais c’est seulement au niveau de la composition qu’on donne la priorité aux valeurs basses.

Les mises

Le croupier attribue un nombre de jetons convenu à chacun des joueurs. De même que, pour les mises, la contribution initiale du joueur au pot varie selon les accords entre les joueurs. La première mise vise surtout à « réveiller » l’intérêt du jeu.
Lorsqu’un joueur décide d’enchérir, il avance une quantité de jetons définie vers le centre de la table. En fait, tous les jetons des mises se rejoignent au centre de la table. Cependant, le rôle du croupier consiste à bien identifier les jetons que les différents joueurs ont versés afin de suivre la bonne évolution des mises et des relances. Et lorsqu’une mise est engagée, il sera impossible pour le joueur de changer d’avis et d’annuler donc l’action.
Par ailleurs, le joueur peut miser soit avant que le pot ne soit mis en service, soit avant qu’un joueur n’entame les paris. Toutefois, les modalités relatives à la première mise dépendent souvent des règles que les joueurs ont adoptées. Ainsi, par exemple, une première mise doit être dans une fourchette de valeurs minimales et maximales fixée. Le premier joueur qui procède à la mise d’ouverture, peut ensuite suivre en avançant un nombre de jetons similaire. Il peut même en relancer en doublant ou même plus la mise initiale. Idem pour les autres joueurs de la table.
Pour relancer une mise, le joueur doit placer une mise deux fois plus importante que la précédente, une fois pour suivre la suivre et une seconde fois pour relance, cette nouvelle mise étant au moins égale en valeur à la première. Ainsi, si un joueur envisage de relancer une mise initiale de 20 jetons, il doit en avancer 40.
Cependant, le joueur peut aussi ignorer les enchères et laisser passer son tour. Dans ce cas, il dépose ses cartes, face cachée, sur la table et laisse les autres poursuivre la partie.
Si à la ronde suivante, un adversaire se décide à miser, le joueur qui a choisi de passer son tour précédemment n’aura plus le droit de passer, mais il ne peut que miser, relancer ou déposer ses cartes et s’écarter du jeu.

Fin des mises

Les mises s’achèvent quand plus aucune relance n’a été faite ou que tout le monde a simplement suivi en se conformant à la dernière mise. Dans ce cas, la partie se poursuit, sauf si un joueur dévoile sa main et le pot revient à celui qui produit la meilleure main selon les forces définies plus haut. D’autre part, si aucun joueur ne relance, le dernier enchérisseur gagne d’office la partie sans qu’il soit obligé de montrer ses cartes.

Le déroulement du jeu

Chaque joueur jette un œil sur ses cartes secrètes, puis les repose sur la table, face cachée. Il met ensuite dessus la troisième carte, celle à face visible, de manière à couvrir une partie du tas formé par les deux premières cartes. C’est le joueur qui a obtenu la plus faible carte découverte qui entame les mises d’ouverture. Au cas où deux joueurs afficheraient des hauteurs plus basses et identiques, on les classe avec les couleurs suivant le classement décroissant suivant : Pique, Cœur, Carreau et Trèfle. Les autres joueurs s’exécutent ensuite.
Les séances des mises s’arrêtent lorsque celles-ci ont été toutes égalées.
Le croupier livre ensuite la quatrième carte à face visible qui est encore appelée « la quatrième rue ». Une autre ronde de mises est encore réalisée, initiée cette fois par le joueur qui aligne les meilleures cartes exposées. Toutefois, il peut se retirer du jeu s’il le juge nécessaire. Deux autres cartes à face visible seront encore distribuées, toujours intercalées des mises d’usage. Elles sont dénommées « cinquième rue» et « sixième rue ». À chaque fois, le croupier annonce les cartes qui sont à l’origine des mises. Par exemple, il déclarera « le premier As engage les mises » ou « la paire de Rois engage les mises ». Enfin, une dernière carte est distribuée, elle garde sa face cachée, ce qui ramène à trois le nombre de cartes non dévoilées durant le jeu (deux étaient issues de la première et de la seconde donne).
Un joueur qui se retire du jeu ne doit pas montrer ses cartes.

Fin de la partie

Lors de la dernière ronde de mises, les joueurs qui ne se sont pas encore retirés sont à la tête de sept cartes dont trois à face cachée et quatre à face visible. La prochaine étape du jeu consiste à l’abattage des cartes pendant lequel tous les joueurs découvrent alors leurs cartes secrètes et on compare alors les mains. Seulement, le joueur sélectionne cinq de ses meilleures cartes parmi les sept qui lui ont été attribuées et ce sont celles-ci qui vont le représenter lors de l’affrontement final. Les deux autres isolées seront mises de côté.
Le détenteur de la meilleure main emporte le pot. Et la partie est terminée. L’autre possibilité qui peut interrompre une partie est que, lorsque tous les joueurs se sont retirés, il ne reste plus qu’un seul joueur, alors ce dernier gagne d’office la partie.
Enfin, le Razz se joue à partir de 14 ans.

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