Règle du jeu de Lansquenet

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Le Lansquenet est un jeu de cartes français qui a connu beaucoup de règnes, celui de Louis XIII, de Louis XIV et de Louis XV, avec un statut de jeu de hasard par excellence.

Présentation

Le Lansquenet est un jeu de cartes français qui a connu beaucoup de règnes, celui de Louis XIII, de Louis XIV et de Louis XV. Son statut de jeu de hasard par excellence lui a valu moult interdictions que ses adeptes ont toujours réussies à contourner. Ses origines remontent assez loin puisqu’on retrouve ses traces dans les publications du mathématicien Rémond de Montmort dans son Essai d’analyse sur les jeux de hasard, en 1708. Néanmoins, ses complexités apparentes ont poussé les créateurs de jeu à simplifier d’une manière considérable ses règles de base, si bien qu’au XIXe siècle, le Lansquenet a subi d’importants changements dans ses règles au point de ne garder qu’un infime partie de ses règles initiales. Ce qui explique les différentes descriptions dans divers ouvrages, suivant les époques. Avec son nouveau look, il refit alors son entrée dans les salons de jeux.

Dans une partie de Lansquenet, il existe deux types de joueurs : les coupeurs et les carabins.

La distribution

Le Lansquenet se joue avec un jeu de cartes standard de 52 cartes. Il se pratique avec 4 à 12 joueurs. Le joueur porte un nom particulier dans une partie de Lansquenet puisqu’il est appelé coupeur. Ainsi, les parties de Lansquenet s’annoncent comme, par exemple, un Lansquenet de 6 coupeurs ou un Lansquenet de 12 coupeurs.

Les joueurs permanents sont appelés des coupeurs. Et comme le Lansquenet accepte des joueurs occasionnels, ceux-ci se nomment des carabins.

Le premier donneur est désigné par le hasard des cartes selon les accords entre les joueurs. Par exemple, c’est celui qui tire la plus forte carte du jeu. Le donneur de service est appelé le banquier et il joue contre les autres joueurs.

Le banquier bat bien les cartes, transmet le jeu au coupeur situé à sa gauche, et distribue une carte, face visible, à chaque coupeur en le dévoilant devant lui. C’est la carte droite. Il commence par le joueur placé à sa droite. La donne se poursuit dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ces premières cartes sont appelées cartes droites.

Le banquier ne se sert pas encore.

Le déroulement du jeu

Après avoir obtenu sa carte droite, un joueur met dessus son enjeu (ou sa mise) d’un montant convenu au préalable entre tous les joueurs. C’est le fond du jeu.

Après que tous les autres joueurs ont déposé leur fond du jeu, le banquier se sert également d’une carte du talon et la dépose à sa droite, face visible. Et le banquier va découvrir, une par une, toutes les autres cartes du talon, mais cette fois il les mettra à sa gauche. Il retourne donc la première carte et la met à sa gauche. Trois situations peuvent se présenter :

– aucun joueur ne détient une carte semblable à celle découverte du talon : le banquier sort une nouvelle carte du talon ;
– une des cartes devant un coupeur est semblable à celle découverte du talon : le banquier se saisit de la carte du coupeur non sans en avoir récupéré le fond du jeu posé dessus, ensuite, s’il reste au moins une carte droite en jeu, il dévoile la prochaine carte du talon ;
– la carte du banquier est semblable à celle découverte du talon : le banquier est tenu de verser à chacun des coupeurs ayant encore leur carte droite, un nombre de jetons équivalent à la mise posée dessus. Alors, il ne sera plus banquier et le joueur situé à sa droite le remplace.

Si toutes les cartes droites ont été enlevées par le banquier, la manche est terminée. Dans ce cas, la banque ne change pas de main et le même banquier officie de nouveau. Il brasse les 52 cartes, les mélange et procède comme précédemment. Néanmoins, s’il le désire, le banquier est autorisé à passer le service au coupeur placé à sa droite. L’ancien banquier retrouve le statut d’un simple coupeur.Les règles du jeu veulent que chaque joueur et le banquier détiennent une carte ayant un type différent. Mais ce ne sera pas toujours le cas, car le hasard des distributions peuvent en décider autrement et il arrive que nombre de joueurs se retrouvent avec des cartes semblables. Dans ce cas, le banquier doit y apporter une solution. Ainsi, dans les prochaines donnes :

– il poursuit la distribution tant que les cartes droites ne sont pas de types différents ;
– si le banquier sort une carte droite semblable à une qu’il a déjà attribuée, il s’empare du fond du jeu mis sur celle-ci, et dépose la carte simple, ainsi libérée, en dessous de celle-là, de façon à la rendre légèrement visible. On obtient alors une carte droite en double. Le coupeur à qui appartiennent les cartes doit poser le double du fond du jeu, sur sa carte double, le double du fond du jeu ;
– si le banquier distribue une carte droite semblable à une carte double précédemment attribuée, il se saisit de l’enjeu placé sur celle-ci, et met la carte double, ainsi libérée, en dessous de celle-là. Il procède également de façon à ce que celle-ci soit légèrement visible. On obtient maintenant une carte droite en triple. Le coupeur à qui appartiennent les cartes doit placer sur sa carte triple, le quadruple du fond du jeu ;
– si le banquier produit une carte droite semblable à une carte triple déjà assignée à un coupeur lors d’une précédente donne, il ne prend l’enjeu posé sur celle-ci. En revanche, il offre le même montant au coupeur qui la détient. Cependant, il prélève des enjeux déposés sur les autres cartes droites. La manche se termine du coup et le coupeur placé à la droite du banquier prend tout de suite les fonctions de ce dernier. L’ultime carte droite découverte est appelée carte quadruple, seulement son détenteur ne la couvre d’aucun enjeu.

À la fin de la distribution des cartes droites, et supposant qu’il n’y ait pas de carte quadruple, le banquier se sert enfin une carte du talon pour la découvrir à sa droite. Il se présente alors trois cas possibles :

la carte du banquier reste une carte simple : le banquier découvre alors une par une les cartes du talon en les mettant à sa gauche comme le faisaient les autres coupeurs dans ce cas ;
– la carte du banquier est double ou triple : il s’empare du fond du jeu posé sur la carte simple ou double du coupeur concerné, et rassemble avec la sienne les cartes semblables ainsi disponibles, en laissant partiellement visible (s) celle(s) du dessous. Ensuite, il agit comme ce qui est décrit plus haut avec les cartes du talon ;
– la carte du banquier est quadruple suite à un tirage d’une carte semblable à une carte triple d’un coupeur : il se saisit de tous les enjeux placés sur les cartes droites. Il réunit l’ensemble des 52 cartes du jeu pour démarrer une nouvelle manche.

Paiements

Le principe du jeu stipule que le banquier est tenu de verser à chacun des coupeurs qui ont conservé sa carte droite visible, un nombre de jetons identique à celui placé sur celle-ci. Mais cette situation n’est seulement relative qu’aux cartes droites simples.

D’autre part, les paiements du banquier aux coupeurs varient selon les cartes concernées, simples, doubles ou triples :

– carte droite simple : le coupeur doit le fond du jeu au banquier ;
– carte droite double : le coupeur doit le double fond du jeu au banquier ;
– carte droite triple : le coupeur doit quatre fois le fond du jeu au banquier.

D’autre part, si à l’issue de la donne, un joueur perd son enjeu au profit du banquier, parce que la carte sortie du talon était semblable à la sienne, il doit payer à chacun des autres coupeurs encore présents dans la partie, le montant équivalent au fond du jeu. Et cela sans tenir compte si la carte droite est simple ou multiple. On dira familièrement que le coupeur perdant doit « arroser » les autres coupeurs.Dans cette situation, c’est le premier coupeur qui s’est vu sa carte droite prise, qui subit la plus forte pénalité puisqu’il est obligé d’arroser tous les autres coupeurs ayant une carte droite, simple, double ou triple, alignée devant eux. Il est considéré comme le premier pris.

La réjouissance

C’est une opportunité supplémentaire rajoutée sur le jeu de base. Elle se porte sur la procédure de la donne qui a été réarrangée comme suit :

– après la distribution des cartes droites aux coupeurs, et avant que le banquier ne dévoile sa propre carte, tous les autres coupeurs peuvent avancer des enjeux supplémentaires vers le centre de la table. Ils seront destinés à la réjouissance ;
– ensuite, le banquier montre sa propre carte qu’il met à sa droite : si cette carte du banquier est quadruple, il gagne comme dans les cas précédents, non seulement toutes les mises posées sur les cartes droites, mais également celles de la réjouissance. Sinon, il dévoile la carte suivante du talon qu’il va placer au centre de la table.

Si cette carte suivante est encore semblable à celle du banquier, alors ce dernier, non seulement perd, mais doit également payer aux coupeurs une somme équivalente au montant de leurs mises, y compris les coupeurs qui ont misé pour la réjouissance. Dès lors, le banquier perd sa place et se réduit au simple coupeur, le joueur placé à sa droite l’ayant remplacé.Si cette carte est différente de celle du banquier, alors ce dernier lui fait rejoindre les mises pour la réjouissance. Etant exposée ainsi au même titre que les mises de réjouissance, cette carte sera également dénommée réjouissance.

Après cette réjouissance de la carte, le banquier dévoile, une par une, les cartes restantes du talon. La manière de procéder pour les paiements reste similaire à celle décrite plus haut (sans la notion de réjouissance), sauf dans le cas où le banquier sortirait une carte semblable à celle de la réjouissance, auquel il rafle les enjeux placés sur la carte réjouissance. Et lorsque la carte découverte par le banquier est semblable à la sienne, le banquier doit payer non seulement les détenteurs des cartes droites gagnantes mais doit également payer tous ceux qui ont misé sur la réjouissance.

Par ailleurs, le banquier possède le pouvoir de fixer un plafond sur le total des enjeux sur la réjouissance.

Le banquier a la possibilité d’imposer un plafond au total des enjeux placés pour la réjouissance, mais il doit le faire avant de découvrir sa propre carte. Du moment qu’il ait découvert sa carte, il est obligé de tenir les enjeux qui sont placés pour la réjouissance.

Les carabins

Les carabins, encore appelés carabineurs, sont des joueurs qui participent temporairement au jeu. Ils font un court passage dans le jeu en misant une seule et s’en vont. Ils ne peuvent jamais assumer le rôle de banquier et ne joue qu’avec celui-ci. Ainsi, ils ne sont guère tenus d’arroser ni les coupeurs, ni les autres carabins. Ils ne peuvent miser que sur les cartes que le banquier découvre et qui ne sont ni semblables à celles des coupeurs, ni à la réjouissance, ni à la sienne. Ces cartes sont les cartes de reprise.

Fin de la partie

Une manche débute par la donne et s’achève selon divers contextes de jeu :

– pendant la donne, l’un des coupeurs bénéficie d’une carte droite quadruple : la manche est finie, le banquier s’acquitte d’un montant égal à l’enjeu misé sur la carte triple semblable, qui est équivalent au quadruple du fond du jeu. Il récupère ensuite les mises placées sur les autres cartes droites. Après, il perd la main au profit du coupeur placé à sa droite ;
– pendant la donne, le banquier bénéficie d’une carte quadruple : la manche est finie, le banquier récupère tous les enjeux placés sur les cartes droites et la réjouissance, et il conserve la main pour la manche suivante. Mais il peut la transférer au joueur suivant qui ne peut la refuser.

Néanmoins, la durée de la partie peut être définie soit en temps de jeu, soit en nombre de manches.Enfin, le Lansquenet se joue à partir de 14 ans.

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