Règle du jeu de Glic 129

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Le Glic est classé dans la catégorie des jeux de piquet, bien qu’il n’utilise pas le même jeu de cartes caractéristique à celui-ci. Le but est de cumuler le plus de points possibles à travers d’une part les levées réalisées et d’autre part les combinaisons de cartes jumelées.

Présentation

Le Glic est classé dans la catégorie des jeux de piquet, bien qu’il n’utilise pas le même jeu de cartes caractéristique à celui-ci. Ses origines ne sont pas bien définies, peut-être parce que comme le Piquet, il ne détient pas des règles originelles dont on a pu retracer l’existence. Quoi qu’il en soit, il a été joué depuis bien des décennies, comme l’atteste sa notoriété dans bon nombre de villages traditionnels de l’Europe.

Le jeu

Comme au Piquet, le Glic se joue en plusieurs étapes. Et comme au Piquet, il se joue en trois temps. Ainsi, on a :

• l’écart, phase à laquelle les joueurs essaient d’améliorer leur jeu en remplaçant des cartes de leur main,
• les annonces, phase à laquelle ils déclarent leurs combinaisons. Parmi les plus importantes, on a les Glics, c’est-à-dire les jumelages de trois cartes semblables et les Quatre, s’il y a quatre cartes identiques,
• le jeu de levées, phase à laquelle ils tentent de ramasser le maximum de plis possibles en jouant des cartes de valeur.

Le Glic se joue à trois. Chaque joueur jouera donc pour son propre compte. Compte tenu de l’aspect stratégique de ce jeu, il n’est recommandé qu’à partir de 14 ans si l’on veut du moins profiter de son côté ludique.Malgré ce que l’on peut penser, on n’utilise pas un jeu de piquet, c’est-à-dire un jeu de 32 cartes au Piquet. On emploie un jeu de 52 cartes duquel on a enlevé les hauteurs 3 et 2. Par conséquent, on utilisera un jeu de 44 cartes, composées de 11 hauteurs déclinées dans les 4 couleurs standards à savoir le trèfle, le pique, le carreau et le cœur.

Lors des jeux de levées, il faut savoir que la hiérarchie des cartes par ordre décroissant suit l’ordre suivant : As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4.

Pour bénéficier d’une commodité exemplaire tout au long de la partie, il est d’usage que chacun des joueurs détient sa propre feuille de marque au Glic. Il pourra ainsi faire un suivi de toutes ses réalisations.

A noter qu’étant également un jeu de mise, on utilise en outre des jetons ainsi qu’une corbeille au Glic. Ces jetons, une fois misés, serviront pour la cagnotte.

Le but du jeu

Au glic, le but est de cumuler le plus de points possibles à travers d’une part les levées réalisées et d’autre part les combinaisons de cartes jumelées.

La distribution des cartes

Pour définir le premier donneur, chaque joueur tire une carte du jeu et ce tour à tour. Celui qui coupe la carte la plus faible sera choisi comme le donneur.

Une fois que le donneur est déterminé, celui-ci bat les cartes et les donne à couper avant de procéder à la distribution proprement dite. Ainsi, il remet à chaque joueur trois lots de quatre cartes, soit au final une main de douze cartes.

Les cartes non distribuées, soit précisément 8 cartes, seront placées au centre de la table, face cachée. Elles serviront de talon.

Par la suite, les joueurs tour à tour déposent dans la corbeille un même nombre de jetons dans la corbeille. Celle-ci servira notamment pour la cagnotte, laquelle sera remise au joueur qui a fait le maximum de points au cours de la partie.

La phase de la donne se termine par la détermination de la couleur d’atout. Pour ce faire, le donneur retourne la première carte du talon, dont la couleur sera par défaut l’atout.

L’écart des cartes

Une fois que tous les joueurs ont eu droit à leurs cartes, ils peuvent tour à tour suivant le sens des aiguilles d’une montre « écarter » une carte. Cela consiste à remplacer une ou des cartes qu’il juge non adéquates à sa main avec le nombre identique de cartes qu’il tirera depuis le talon. A noter que la carte de l’atout ne peut être ramassée. Cette phase d’écart est libre c’est-à-dire que les joueurs sont en droit d’écarter ou non des cartes.

Avant d’écarter des cartes, chaque joueur doit d’abord surenchérir, c’est-à-dire rajouter un nombre de jetons défini dans la cagnotte. Ainsi, c’est le joueur assis à gauche du donneur qui fait la première offre avec 10 jetons, suivi de son voisin de gauche et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les joueurs attablés puissent surenchérir de 2 jetons chacun. Lors de cette phase d’enchères, chaque joueur a le droit d’échanger sept cartes contre le talon, l’atout non compris. Si un joueur ne pense pas être en mesure de gagner car il détient une mauvaise main par exemple, il est préférable qu’il ne surenchérisse pas. Si deux joueurs passent, le dernier rafle d’emblée la moitié de la cagnotte, laquelle sera complétée par la somme annoncée par chacun de ses adversaires.

Après avoir ramassé la cagnotte, il écarte sept de ses cartes et ramasse le talon.

Etant un jeu de stratégie et de tactique, il n’est pas rare qu’au Glic, les joueurs expérimentés bluffent lors de la phase d’enchères.

Les annonces

Une fois que le gagnant des enchères a écarté ses cartes, on procède à la phase des annonces laquelle se fait, elle aussi, suivant le sens des aiguilles d’une montre.

Lors de cette étape, les joueurs parient en premier lieu sur celui qui a la meilleure main en valeur. Pratiquement, après que le voisin de gauche du donneur a fait ses annonces, les autres joueurs tour à tour disent :

– « bon » pour signifier qu’ils n’ont pas de meilleures combinaisons que le premier déclarant ;
– « pas bon » pour dire qu’ils peuvent faire mieux ;
– « égal » pour mentionner qu’ils détiennent la même combinaison.

Cette phase d’annonces, également connue sous le nom de Rivalité, se déroule donc en multiples étapes, à savoir :
– les enchères où les joueurs quand ils ont la parole, peuvent verser deux jetons à la cagnotte s’ils estiment détenir une main valeureuse ;

– le « passe » s’ils estiment ne pas avoir des cartes en main de valeur ;
– la « relance » pour suivre le jeu du précédent déclarant ;
– les « surenchères » où ils augmentent la mise en rajoutant deux jetons de plus pour signifier qu’ils ont une excellente main.

La relance se poursuit jusqu’à ce qu’un joueur dévoile son jeu ou que deux des joueurs passent.Pour qu’un joueur sache qu’il a oui ou non la meilleure main, il doit totaliser les valeurs de ses cartes prises individuellement et exclusivement dans la même couleur et ce, suivant la règle suivante :

– As vaut 11 points ;
– les figures (Roi, Dame, Valet) valent 10 points ;
– les autres cartes valent leur valeur numérale.

Celui qui détient la meilleure main remporte le reste de la cagnotte. A noter que si durant l’écart, le joueur qui a remporté les enchères n’est pas tenu de dévoiler ses cartes, en revanche lors de la rivalité, celui qui a la meilleure main doit le prouver.Ensuite, les joueurs parient sur leurs combinaisons. Au Glic, on distingue deux principales combinaisons : les Glics et les Quatre. Rappelons que les Glics correspondent à une main composée de trois cartes de la même hauteur. Pratiquement, trois Rois (Pique, Carreau, Cœur) forment un Glic, tout comme trois 7 (Trèfle, Carreau, Pique). Quant aux Quatre, ils correspondent à une main composée de quatre cartes de la même hauteur, comme les quatre Valets, les quatre As ou encore les quatre 4. Les enchères se passent comme pour les annonces de la meilleure main dans une couleur.

Pour qu’un joueur sache combien de jetons il rafle avec son Glic, il doit savoir que:

– un Glic d’As vaut 4 jetons ;
– un Glic de Roi vaut 3 jetons ;
– un Glic de Dame vaut 2 jetons ;
– un Glic de Valet vaut 1 jeton ;

Dans le cas d’un Quatre, il faut savoir que :

– As vaut 8 jetons ;
– Roi vaut 6 jetons ;
– Dame vaut 4 jetons ;
– Valet vaut 2 jetons.

A noter que le nombre de jetons précité sera versé au détenteur de la combinaison (glic ou quatre selon le cas) par chacun de ses adversaires.

Le jeu de levées

Etant un jeu de levées, le Glic se déroule de manière classique. Celui qui a la première main (le voisin de gauche du donneur) entame le premier pli. Les autres joueurs doivent fournir la couleur demandée. Ils peuvent également couper avec l’Atout et par voie de conséquence, surcouper. S’ils n’ont ni la couleur demandée ni la couleur de l’atout, ils peuvent se défausser en jouant n’importe quelle carte de leur choix. Celui qui joue la meilleure carte dans la couleur demandée ou dans l’atout, remporte la levée et entame le pli suivant. Rappelons que l’ordre des cartes par classement décroissant est : As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4.

Une partie est composée de 12 levées. Si à la fin de la partie, un joueur détient moins de 22 points, il doit déposer dans la cagnotte le nombre équivalent des points qui lui manquent mais en jetons. Dans le cas contraire, il pioche dans la cagnotte le nombre équivalent des points qu’il a gagnés au cours des levées en jetons.

Décompte des points

Chaque pli de gagné équivaut à 3 points pour celui qui le remporte. A cela s’ajoute les points spéciaux que l’on obtient si dans les plis réalisés, on a raflé des cartes d’atout de valeur. Ainsi :

– un As (ou « tib ») vaut 15 points ;
– un Roi vaut 3 points ;
– une Dame vaut 3 points ;
– un Valet (ou « Tom ») vaut 9 points ;
– un 6 (ou « tumber ») vaut 6 points ;
– un 5 (ou « towser ») vaut 5 points ;
– un 4 (ou « tiddy ») vaut 4 points.

Si l’atout est soit un As soit une figure, le donneur le compte suivant ce même décompte à la fin de la partie.

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