Règle du jeu de Dudak

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Le Dudak est l’un de ces jeux qui consistent pour un joueur de parvenir à quitter le plus vite possible le jeu et de ne pas rester le dernier à détenir encore des cartes en main.

Présentation

Ce jeu de cartes puise son origine dans la culture tchèque. Dans cette langue, Dudak signifie cornemuse. Il s’apparente tantôt au jeu russe Durak tantôt au Svoi Kozyri avec toutefois quelques différences notables dans les détails et les séquences du jeu. D’aucuns reconnaissent pourtant sa facilité, ce qui explique son énorme popularité auprès des enfants du pays de la Bohême.

Le principal objectif de tous ces jeux est de réussir à sortir de la table avant le dernier joueur. Celui qui n’a pas réussi à se débarrasser de toutes ses cartes est le perdant. En Durak, il est même coiffé du bonnet d’âne ou désigné par des qualificatifs pas très élogieux comme « idiot », « imbécile » ou « benêt ». En fait, cette appellation plus ou moins dégradante résulte du fait que c’est le perdant de la partie en cours qui devient le prochain donneur. Et c’est cette place de servitude lors de la donne qui le fait considérer comme quelqu’un qui ne mérite pas le respect, bref comme « un imbécile ».

Cette facilité est, toutefois, relative dans la mesure où une partie de Dudak peut se jouer avec une couleur atout, une couleur qui aura donc le dessus sur toutes les autres couleurs du jeu. Une autre grande particularité du Dudak est que le joueur jouit de l’opportunité de jouer deux cartes successivement si la première convient aux exigences des règles du jeu. Et justement celles-ci ne demandent pas beaucoup de choses sauf principalement de pouvoir surmonter la dernière carte jouée. Cependant, elles ne forcent pas à jouer. Pouvant donc s’abstenir de fournir une carte, il doit ramasser une par une ou en une seule fois les cartes rejetées. À moins d’une stratégie bien rodée, il n’a pas intérêt à ne pas jouer volontairement car le perdant sera celui qui détient encore des cartes à l’issue d’une partie. Et c’est peut-être là que réside toute la subtilité du jeu, et en affinant une technique qui détermine à quel moment précis il doit vraiment jouer ou non, le joueur peut faire basculer le jeu en sa faveur.

Bien qu’il y ait des considérations de la valeur de chaque carte et la possibilité de jouer des atouts, le Dudak n’est ni un jeu de levées ni un jeu de plis. Ainsi, il n’y a pas de plis à ramasser après chaque tour et les cartes s’amoncèlent au milieu de la table. Et bien que les cartes s’affrontent à travers leurs rangs, en atout ou en sans atout, il n’y a pas également de points à compter, à l’instar des jeux classiques. Ce qui fait dire que le Dudak est un jeu plus ou moins hybride entre les grands jeux de cartes occidentaux.

Mais il n’y a pas également de talon car toutes les cartes sont distribuées aux joueurs et que la première retourne est fournie par celui dont c’est le tour de jouer en premier. Une partie de Dudak peut durer un temps relativement long car le nombre de cartes en main des joueurs varie énormément d’un tour à l’autre.

Le but du jeu

Il s’agit pour le joueur de parvenir à quitter le plus vite possible le jeu et de ne pas rester le dernier à détenir encore des cartes en main. Pour cela, les joueurs jouent, quand ils le peuvent, leurs cartes deux par deux. La première doit se conformer à une certaine règle tandis que l’autre est librement choisie par le joueur. Selon les cas, le joueur peut réduire le nombre de ses cartes en main ou l’augmenter d’une manière plus ou moins conséquente. Tout dépendra de la façon dont il compte gérer ses cartes pour arriver à sortir de la table avant le dernier joueur. Et pour être autorisé à quitter la table, il ne doit détenir aucune carte.

La distribution

Le Dudak se joue avec un jeu de 32 cartes extraites d’un jeu standard de 52 cartes d’où l’on a enlevé les cartes portant les numéros Deux à Six. Et dans ce sens-là, il rappelle le jeu de Belote qui se joue également avec le même nombre de cartes. Il se pratique habituellement avec quatre joueurs. Toutefois, à la différence des autres jeux de cartes à quatre joueurs tels la Belote ou le Bridge, en Dudak, il n’y a aucune notion de partenariat ou d’association quelconque entre les joueurs. Après la désignation du premier donneur, celui-ci distribue huit cartes à chacun des joueurs. Les joueurs reçoivent leurs cartes une par une. Néanmoins, ces huit cartes peuvent diminuer ou augmenter en nombre en cours de jeu et d’une manière assez rapide, notamment quand le joueur est contraint de ramasser toutes les cartes de la pile jouée sur la table.

Hiérarchie des cartes

Les 32 cartes du jeu obéissent à l’ordre standard des cartes, à savoir, par ordre décroissant : As, Roi, Dame, Valet, Dix, Neuf, Huit et Sept. Le Dudak peut également adopter un jeu d’atout, auquel cas la couleur définie comme atout l’emporte sur toutes les autres couleurs. Par exemple, si un joueur choisit le Pique (?) comme atout et si la couleur Cœur (?) est jouée, alors il peut couper avec un ?, à condition d’en posséder naturellement. Cela lui donnera l’occasion de se débarrasser de deux cartes supplémentaires.

Le déroulement du jeu

Le sens du jeu suit celui des aiguilles d’une montre. Ainsi, c’est le joueur placé à gauche du donneur qui démarre le jeu. Pour cela, il pose une première carte sur la table. Celle-ci va former la base d’une pile des cartes jouées. Mais ce joueur peut également choisir de jouer atout, auquel cas il définit la couleur atout à adopter. Quand son tour vient, chaque joueur peut choisir un atout différent de celui des autres joueurs tout en ayant la possibilité de choisir la même couleur. Toutefois, une fois qu’il a arrêté la nature de l’atout, il ne pourra plus en changer au cours de la partie.

Les autres joueurs s’exécutent après, à tour de rôle, en jouant deux cartes, une à une, en respectant quelques règles. Un joueur doit jouer une carte plus forte que la dernière (la plus au-dessus) carte sur le tas des cartes jouées. S’il possède la carte adéquate, il peut jouer une deuxième carte de son choix. Sinon, il doit jouer un atout si le jeu est atout. Par exemple, si la dernière carte de la pile est un 10?, alors le joueur suivant doit mettre un V?, un D?, un R? ou un A?, sinon il doit fournir une carte de la couleur. Si l’atout est le Carreau (?), alors il peut jouer toutes cartes portant la couleur ?.

Mais il peut choisir également de ne rien faire, soit que c’est sa volonté soit qu’aucune de ses cartes ne convient au contexte actuel du jeu. Dans ce cas, il doit ramasser les cartes de la pile des cartes jouées, une par une, jusqu’à ce qu’une carte convienne aux besoins du jeu. S’il n’arrive pas à y trouver la carte valide, alors il ne doit s’arrêter de tirer une carte que lorsque toute la pile de cartes sur la table est épuisée. Le joueur suivant fournit alors une nouvelle carte qui servira de base à la nouvelle pile de cartes jouées.

Cependant, lorsqu’un joueur s’est attribué un atout, il n’aura pas à prendre les cartes une par une quand il se trouve dans l’impossibilité de jouer, mais il doit toutes les ramasser d’un seul coup. Et comme précédemment, le joueur suivant fournit la première carte du prochain tas de cartes jouées.

Et au fur et à mesure que les joueurs ont joué leurs deux dernières cartes, ils quittent la table. Quand un joueur quitte la table, le jeu se poursuit normalement.

Compte des points

En pratique, il n’y a pas de points à compter lors d’un jeu de Dudak. D’ailleurs, aucune carte ne porte une valeur sauf sa hauteur dans la hiérarchie définie précédemment. Le seul décompte de points éventuels est le nombre de fois qu’un joueur a perdu pour déterminer à la fin du jeu lequel de tous les joueurs a perdu le moins de fois possible, celui qui deviendra le grand vainqueur.

Fin de la partie

Quand tous les joueurs ont déserté la table sauf un dernier qui détient encore des cartes en main, la partie s’achève. Ce joueur devient le perdant de la partie. Quant à la désignation du vainqueur du jeu, elle revient à une convention entre les joueurs qui peuvent statuer sur le nombre de parties à jouer. Par exemple, c’est celui qui aura moins perdu au cours des différentes parties qui sera le grand gagnant. Comme dans tout jeu de cartes, l’enjeu d’une partie n’est pas souvent stipulé dans les règles. Il est laissé au libre choix des joueurs qui peuvent le fixer selon l’intérêt qu’ils veulent susciter pendant le jeu. Ainsi, l’enjeu peut être de simples jetons qui conviennent notamment pour des enfants ou des mises en argent, domaine normalement réservé aux adultes.

Enfin, le Dudak se joue à partir de 14 ans.

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