Règle du jeu de Chicago

Envie de jouer à des jeux de cartes? C'est possible et vous pouvez y jouer en ligne!

Exoty.com
jeux-de-cartes.com

Ce jeu de cartes est une autre variante du Stud Poker au même titre que le Razz. On y participe presque de la même façon sauf que l’on joue soit à la basse carte soit à la haute carte.

En Chicago, si l’on joue en basse carte, l’As porte la valeur la plus basse et vaut 1 dans toutes les combinaisons. En haute carte, l’As reste la plus forte carte. Ainsi, la plus forte combinaison en Chicago est 5-4-3-2-A, en basse carte, et la plus forte en haute carte est le A-R-D-V-10. Dans le cas d’une égalité parfaite, les couleurs entrent en jeu pour décider du vainqueur.

Comparées aux autres variantes du Poker, le Chicago présente tout même quelques distinctions qui lui sont propres. En effet, un joueur peut voir plusieurs cartes de ses adversaires car certaines d’entre elles sont retournées, face visible, sur la table. Ce qui pourrait fournir des indications très utiles quant à la nature des cartes non encore distribuées.

Quoi qu’il en soit, une partie de Chicago se déroule comme une partie classique de Poker, notamment avec des phases de mises et de relances entre les différentes donnes.

Le Chicago se distingue du Poker classique de par le nombre de cartes attribuées à chaque joueur, qui est de sept au lieu de cinq. Le joueur dispose de cartes dites secrètes qu’il est le seul à en connaître la nature.

Le but du jeu

Il s’agit pour le joueur de réussir à composer la plus forte main ou de parvenir à bluffer ses adversaires et de remporter ainsi le pot. Pour cela, il dispose de plusieurs cartes, certaines sont cachées, d’autres dévoilées avec lesquelles il va réaliser des combinaisons reconnues. Selon la valeur de ses cartes, il va miser et relancer sur une partie.

 La distribution

Le Chicago se joue avec un jeu de 52 cartes classique, les Jokers n’étant pas une obligation. Il faut également des jetons pour servir de mises. Il se pratique avec un nombre de joueurs pouvant atteindre huit.

Le premier donneur est désigné au hasard par tirage de cartes. On l’appelle encore le croupier de service. Chaque joueur devient à tour de rôle donneur en suivant le sens des aiguilles d’une montre.

C’est le croupier qui s’acquitte de la mise initiale avec un nombre de jetons équivalent au nombre de joueurs. Il distribue ensuite trois cartes, les deux premières, les cartes secrètes, face cachée et la troisième, face visible.

 Combinaisons reconnues

Les combinaisons valides en Chicago obéissent à une hiérarchie qui se définit comme suit, par ordre décroissant :

–         sept cartes de hauteurs identiques : c’est possible quand on intègre des Jokers dans le jeu, des cartes volantes ou lorsqu’on utilise plus d’un jeu de cartes. Par exemple : 9?-9?-9?-9?-9? (ou Joker) ;

–         quinte : c’est une suite de sept cartes portant la même couleur et des valeurs successives. Par exemple : R?-D?-V?-10?-9? ;

–         quarte : c’est une main comprenant quatre cartes de la même hauteur. Par exemple : 10?-10?-10?-10? ;

–         main pleine : elle est composée de trois cartes de la même valeur et deux autres cartes (paire) du même type. Par exemple : 3?-3?-3?-10?-10?. Dans le cas où deux joueurs présenteraient la même nature de main, c’est celui qui possède les fortes valeurs qui emporte ;

–         flush. : il s’agit tout simplement d’un ensemble de sept cartes non ordonnées se présentant sous une même couleur. Par exemple : V?-10?-9?-D?-5?. Si deux joueurs possèdent ce même type de main, celui qui a la plus forte hauteur emporte la partie ;

–         séquence : c’est une suite de sept cartes avec des valeurs qui se suivent sans pour autant être d’une seule même couleur. Par exemple : 2?-3?-4?- 5?-6?. En cas d’égalité de main entre deux joueurs, c’est celui qui aligne la plus forte carte dans sa séquence qui l’emporte ;

–         brelan : il est formé de trois cartes portant la même valeur. Par exemple : Par exemple : D?-D?-D? ;

–         deux paires : dans les cinq de la main, les quatre cartes sont réparties par paire (deux cartes de la même valeur). Par exemple : 10?-10?- 4?- 4?.

–         Paire : elle comprend deux cartes de valeurs identiques. Par exemple : R?- R?. Entre deux mains en compétition, celle qui porte la plus petite valeur gagne ;

–         Hauteur : toutes les cartes n’ont aucune des spécificités mentionnées ci-dessus, la seule valeur de la main repose sur la carte qui porte la plus forte valeur. Par exemple : 2?-7?-10?-D?-6?. C’est la 2? qui détermine le gagnant en basse carte et c’est D? en haute carte.

 Les mises

Le croupier donne le nombre de jetons approprié à chaque joueur. Lorsqu’un joueur enchérit, il verse une quantité de jetons déterminée vers le pot. Le croupier identifie les contributions de chaque joueur dans les mises. Et lorsqu’une mise est engagée, le joueur ne peut plus ni la modifier, ni la retirer.

Souvent, les joueurs conviennent d’une mise maximale et d’une mise minimale.

Le premier joueur qui effectue la mise d’ouverture peut, plus tard, suivre en versant un nombre de jetons identique. Il peut également relancer en doublant ou même plus la mise initiale. Les autres joueurs de la table peuvent en faire autant. En pratique, pour enchérir, le joueur doit s’acquitter de deux fois la dernière mise, une fois pour la suivre et une seconde fois pour relancer. Ainsi, si un joueur envisage de relancer une mise initiale de 20 jetons, il doit avancer 40 jetons.

Cependant, le joueur peut faire fi d’une enchère et laisser passer son tour. Dans ce cas, il laisse ses cartes, face cachée, sur la table et regarde les autres continuer la partie.

Si lors de la prochaine ronde, un adversaire se décide à miser, le joueur qui a laissé passer son tour précédemment n’est plus autorisé à passer, mais il ne peut que miser, relancer ou déposer ses cartes et se retirer du jeu.

 Fin des mises

Les mises s’achèvent quand plus aucune relance n’a été faite ou que tout le monde a finalement suivi en se conformant à la dernière mise. Dans ce cas, la partie se poursuit, sauf si un joueur abat ses cartes et le pot est attribué à celui qui produit la meilleure main selon les hiérarchies citées plus haut. D’autre part, si aucun joueur ne relance, le dernier enchérisseur gagne d’office la partie sans qu’il soit obligé d’étaler ouvertement ses cartes.

 Le déroulement du jeu

Chaque joueur regarde, chacun de son côté ses cartes secrètes, puis les remet sur la table, face cachée. Il dépose ensuite dessus la troisième carte, celle à face visible, de manière à couvrir à moitié le tas formé par les deux premières cartes. C’est le joueur qui possède la plus forte carte découverte qui commence les mises d’ouverture. Au cas où deux joueurs auraient des hauteurs les plus basses identiques, on les départage avec la nature des couleurs suivant le classement décroissant suivant : Pique, Cœur, Carreau et Trèfle. Les autres joueurs entrent ensuite dans le jeu.

Les séances des mises s’arrêtent lorsqu’aucune mise n’est allée au-dessus de la dernière mise mais elles sont toutes égalées.

Le croupier distribue alors une quatrième carte à face visible qu’on appelle encore « la quatrième rue ». Cette opération est encore suivie d’une autre ronde de mises, initiée cette fois par le joueur qui possède les meilleures cartes exposées. Toutefois, tout joueur peut se retirer du jeu s’il le juge utile. Deux autres cartes à face visible, seront encore partagées, toujours intercalées des mises habituelles. Ce sont la « cinquième rue» et la « sixième rue ».

À chaque fois, le croupier précise les cartes qui ont déclenché les mises. Par exemple, il annoncera « le premier As engage les mises » ou « la paire de Rois engage les mises ». Enfin, une dernière carte (la septième) est livrée aux joueurs, elle aura la face cachée, ce qui ramène à trois le nombre de cartes non dévoilées pendant ce jeu (deux étaient issues de la première et de la seconde donne).

Un joueur qui décide de quitter le jeu ne doit pas dévoiler ses cartes.

 Fin de la partie

Durant la dernière ronde de mises, des joueurs sont restés actifs, avec donc leurs sept cartes dont trois à face cachée et quatre à face visible. Il s’agit maintenant de procéder à l’abattage des cartes pendant lequel tous les joueurs montrent leurs cartes secrètes, et les mains sont confrontées. Cependant, chaque joueur sélectionne les cinq cartes (sur les sept) qu’il estime les meilleures, celles-ci seront comparées aux mains des autres joueurs pour déterminer le gagnant de la partie. Les deux cartes restantes ne serviront plus à rien. Ainsi, le détenteur de la meilleure main gagne le pot. Et la partie s’achève. Une alternative pour terminer le jeu existe. En effet, lorsque tous les joueurs se sont retirés et que seul un joueur est encore resté en lice, alors celui-ci gagne automatiquement la partie.

Enfin, le Chicago se joue à partir de 14 ans.

 

 

 

Partagez cette règle

Laisser un commentaire