Règle du jeu de Brelan

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Quand tous les joueurs ont eu droit à leurs cartes, ils dévoileront chacun les cartes qu’ils ont reçues. Celui qui a fait un brelan, c’est-à-dire trois cartes de la même hauteur est le gagnant. Il a droit alors à tout le contenu de la cagnotte.

Présentation

Le Brelan était à l’origine appelé Berlan. Ce nom originel identifiait le tapis sur lequel on jouait les dés, et plus tard les cartes. Le Brelan figure parmi les plus anciens jeux de cartes. En effet, les écrits démontrent une première mention de ce jeu vers le début du XVIe siècle.

Le temps n’a pas estompé la notoriété de ce jeu de cartes, toujours très apprécié dans bon nombre de villages de France. D’ailleurs, sa pratique est devenue pour certains un rite familial, se transmettant de génération en génération. Cet engouement pour le Brelan n’a pas cependant toujours été aussi manifeste. En effet, sous le Directoire, ce jeu de cartes a été interdit. Et pour cause, ce jeu d’argent par excellence était l’origine de toutes formes de tricherie. Ainsi, la fureur du jeu de la population conduisit la police de l’époque à réprimer sa pratique en fermant les nombreux tripots de Paris, pour n’en laisser que neuf dans toute la capitale.

Le jeu

Le Brelan regroupe entre trois et cinq joueurs, agissant chacun pour son propre compte. Etant donné la facilité du jeu, le Brelan est préconisé dès 10 ans.

On utilise un jeu de 32 cartes au cours de la partie. Ces cartes correspondent aux huit hauteurs les plus importantes d’un jeu de cartes à l’enseigne française, c’est-à-dire Valet, As, Roi, Dame, 10, 9, 8 et 7. Les hauteurs inférieures ou égales à 6 ne sont pas utilisées. Notons que la hiérarchie dans les hauteurs des cartes en cours de partie suit l’ordre d’énonciation précité. En revanche, il n’y a pas d’hiérarchie dans les couleurs.

Etant avant tout un jeu de mise, il est essentiel de constituer une cagnotte dans une partie de brelan. Cela correspond généralement à des jetons dont la valeur individuelle sera fixée préalablement par les joueurs. Comme aux temps jadis, le brelan peut également être joué avec de l’argent réel.

Quoi qu’il en soit, ces jetons (ou argents) misés seront placés dans une corbeille ou « pot » placé au centre de la table de jeu.

Les préliminaires du jeu

Le premier donneur est généralement choisi au hasard des cartes. Celui qui tire la carte la plus faible du paquet sera le donneur. Les autres joueurs se placeront comme ils le voudront à droite ou à gauche du donneur. D’autres procédés peuvent bien entendu être adoptés pour définir le premier donneur, tant que cela relève du seul hasard.

Par la suite, les joueurs placeront chacun dans la corbeille un nombre défini de jetons, constitutifs de la cagnotte.

Le déroulement de la partie

Une fois les mises faites, le donneur remet dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, tour à tour et une par une trois cartes à tous les joueurs attablés.

Quand tous les joueurs ont eu droit à leurs cartes, ils dévoileront chacun les cartes qu’ils ont reçues. Celui qui a fait un brelan, c’est-à-dire trois cartes de la même hauteur est le gagnant. Il a droit alors à tout le contenu de la cagnotte.

Si deux joueurs ou plus réalisent chacun un brelan, c’est là qu’intervient le classement des cartes. Celui qui a fait le brelan le plus fort l’emporte (de l’As au 6). Notons cependant que le brelan de valet (également appelé « le favori » l’emporte sur un brelan d’As).

Si aucun des joueurs n’a réalisé de brelan, la manche est annulée. On procède alors à une nouvelle donne (le donneur suivant est le voisin de droite du premier donneur).

Si un joueur a remporté la cagnotte, celui-ci deviendra automatiquement donneur dans la manche suivante. On recomposera alors une nouvelle cagnotte.

Simulation de partie

Nos joueurs sont A, B, C et D.

– A reçoit un roi de trèfle, un 7 de carreau et un roi de carreau. Il n’a pas de brelan ;
– B reçoit un 7 de pique, un 7 de trèfle et un 7 de cœur. Il a un brelan de 7 ;
– C reçoit un As de pique, un As de carreau et un As de cœur. Il a un brelan d’As. Il l’emporte sur le brelan de 7 de B ;
– D reçoit un Valet de trèfle, un Valet de carreau et un Valet de cœur. Il a un brelan de Valet ou encore un « favori ». Il l’emporte sur le brelan d’As de C.

La « bouillotte », variante du brelan

La bouillotte est une version audacieuse du brelan, née après l’interdiction du brelan par le Directoire. Elle détient les mêmes règles de base que le brelan. En revanche, elle partage avec le poker une phase de bluff d’une part et de surenchère d’autre part.

La bouillotte se joue avec un jeu de 28 cartes (As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8).

Après la mise initiale identique au brelan, les joueurs surenchérissent ou non, sans avoir vu de cartes. Ainsi, ils peuvent « carrer », contrecarrer », « tricarrer » ou « quadricarrer » selon que respectivement ils rajoutent un, deux, trois ou quatre jetons supplémentaires à la mise initiale. S’ils souhaitent jouer plus, ils peuvent proposer leur « va-tout ». Cela signifie qu’ils vont jouer tous les jetons de leurs caves (la totalité de leurs jetons).

Une fois la cagnotte finale constituée, les joueurs reçoivent leurs cartes. Une carte du talon sera alors retournée pour servir de talon. Là encore, ils peuvent faire leur déclaration. Ainsi un joueur qui dira « qu’il voit le jeu » suit. En revanche, celui qui « passe », estimant donc avoir un jeu médiocre, ne peut pas suivre le jeu. Il ne participe plus à la suite de la partie. Ils dévoileront alors leurs cartes sur la table de jeu et les autres joueurs pourront se servir de leurs cartes en échange de certaines des leurs. Celui qui « voit » suit ou relance. En relançant, il augmente la mise. La phase de surenchères continuera alors ainsi jusqu’à ce que deux joueurs au moins suivent sans relancer. Les joueurs restant dévoileront alors leurs cartes. Le vainqueur sera celui qui détient le plus de cartes de la couleur de la retourne ou le maximum de points dans sa main (11 points pour l’As, 10 points pour les figures et leurs valeurs numérales pour les cartes numérotées).

Si tous les joueurs passent, sauf un, le dernier à sortir de table devient d’office le gagnant. C’est là qu’intervient le bluff.

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