Règle du jeu de Boston

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Au Boston, l’objectif est de totaliser le maximum de points à travers un nombre minimum de levées auquel le joueur déclarant s’est engagé.

Présentation

Il paraît que le Boston est un jeu de cartes français né vers la fin du XVIIIe siècle. Cela s’explique notamment par l’existence de diverses variantes de ce jeu qui portent des noms de villes françaises. C’est le cas par exemple du Boston de Nantes ou encore le Boston de Lorient. Sauf que c’est un jeu dont les origines réelles n’ont rien de Français.

Le Boston originel est né aussitôt après l’insurrection qui éclata en 1773, lors de la Guerre de l’Indépendance des États-Unis. Ainsi, les Bostoniens ont créé un jeu de cartes plaisant afin de trouver un dérivatif à leur angoisse suite aux hostilités causées par le siège de la capitale du Massachusetts par les Anglais. Ils ont inventé un jeu dont ils ont baptisé suivant le nom de leur ville. C’est à cette époque que naquit donc réellement le Boston. L’entrée de ce jeu passionnant dans les frontières françaises n’est pas bien loin de cet événement. En effet, les alliés français des insurgés ont introduit hâtivement ce jeu en France, avant de le propager dans toutes les grandes villes de l’Europe. Et si le Boston américain a perdu au cours des décennies sa popularité initiale, les modifications apportées par les Français ont en revanche perduré au point que le Boston est connu de nos jours comme un jeu originaire de la France.

Voisin du quadrille et du whist, le Boston connaît de nos jours des adeptes partout dans le monde et ce, malgré la complexité du comptage des paiements des levées annoncées.

Le jeu

Quatre joueurs interviennent généralement dans une partie de Boston. Si les joueurs jouent chacun pour leur propre compte dans le principe, dans la pratique en revanche, ils se constituent une équipe provisoire de deux joueurs chacune. Ainsi, chaque joueur est « associé » tacitement avec un autre joueur, son « soutien ».

On utilise un jeu de cartes standard au cours d’une partie de Boston. Il s’agit donc d’un jeu de 52 cartes dont la valeur hiérarchique par ordre décroissant est celle qui est dite classique, à savoir de l’As au 2.

S’il n’y a pas de hiérarchie dans les couleurs, il faut en revanche savoir que le Boston est un jeu d’atouts. L’As de l’atout est donc traditionnellement la carte la plus forte du jeu. Néanmoins, elle est devancée par le « Boston », c’est-à-dire le Valet de carreau.

Le but du jeu

Au Boston, l’objectif est de totaliser le maximum de points à travers un nombre minimum de levées auquel le joueur déclarant s’est engagé. La partie prend fin une fois que la dernière levée ait été jouée, qu’elle soit gagnée ou perdue par le joueur déclarant.

Les préliminaires du jeu

Ils se font en deux parties : la donne et l’annonce.

Durant la première phase, le donneur remet tour à tour à chaque joueur, suivant le sens des aiguilles d’une montre, une main de 13 cartes. Celle-ci est distribuée en trois fois trois puis en 1 fois quatre. À noter que la détermination du donneur ne se fait pas suivant la méthode classique. En effet, le joueur qui tire un Roi dans le paquet de cartes en premier est le donneur.

Durant la phase d’annonce, chaque joueur, à commencer toujours par le voisin de gauche du donneur, fait sa déclaration. Le joueur qui fait l’annonce la plus forte devient le Déclarant. Il joue en soliste, c’est-à-dire seul contre tous. Toutefois, il peut arriver qu’un autre joueur décide de l’accompagner dans l’accomplissement de son contrat. Celui-ci devient alors son « soutien ». Le déclarant et ce dernier forment donc tacitement une équipe, et joueront contre les « défenseurs ».

On distingue deux types de contrat : d’un côté les contrats positifs et de l’autre, les contrats négatifs. La différence se trouve au niveau de l’objectif à atteindre.

Dans un contrat positif, le déclarant s’engage à remporter un nombre précis de plis. Généralement, il doit réaliser au minimum cinq levées dans la couleur d’atout. S’il joue avec un soutien, celui-ci doit réussir au moins trois des levées. Dans le cas où le contrat porte sur plus de six levées (de six à douze levées), l’équipier du déclarant doit remporter au moins quatre levées. Dans un contrat plus important, le déclarant doit s’engager dans un Boston ou un Boston ouvert.

Dans un contrat négatif en revanche, il s’engage à ne ramasser aucune levée tout au cours de la partie.

Le déroulement du jeu

Le jeu suit le sens des aiguilles d’une montre. C’est le joueur placé à gauche du donneur qui entame. Tour à tour, les autres joueurs sont tenus de fournir la couleur demandée. Si un joueur n’a pas une carte dans la couleur demandée, il peut couper avec une carte dans la couleur d’atout. Dans ce cas, les joueurs suivants doivent surcouper, c’est-à-dire jouer un atout plus fort que celui précédemment joué. Dans le cas où un joueur n’aurait ni la couleur d’entame ni l’atout, il peut jouer n’importe quelle carte de sa main. On dit qu’il « se défausse » d’une carte.

Le joueur qui remporte la levée devient celui qui a la main lors de la tour suivante. Il entame donc la levée suivante.

Le comptage des points

Le comptage des points diffère suivant le type de contrat.

Ainsi dans un contrat positif :

– un boston vaut 100 points
– un boston ouvert vaut 200 points
– six levées de remportées vaut 4 points
– sept levées de remportées vaut 6 points
– huit levées de remportées vaut 9 points
– neuf levées de remportées vaut 12 points
– dix levées de remportées vaut 15 points
– onze levées de remportées vaut 18 points
– douze levées de remportées vaut 21 points
– treize levées de remportées vaut 24 points

A noter que les points sont comptés soit par ajout, soit par soustraction suivant que le contrat soit réussi ou non.Lors d’un contrat négatif, il faut savoir que :

– la petite misère (c’est-à-dire un contrat à l’issue duquel le soliste s’engage à perdre douze des levées) vaut 16 points
– la grande misère (c’est-à-dire un contrat à l’issue duquel le soliste s’engage à perdre la totalité des levées) vaut 32 points
– le piccolisimo (c’est-à-dire un contrat à l’issue duquel le soliste s’engage à remporter une seule et unique levée) vaut 24 points
– si le déclarant détient les quatre as et qu’il s’engage à faire une misère avec ses quatre as, il gagne 40 points

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