Règle du jeu de Bataille

Envie de jouer à des jeux de cartes? C'est possible et vous pouvez y jouer en ligne!

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Il s’agit d’arriver à défaire l’adversaire ou les adversaires de toutes leurs cartes.

Présentation

C’est sûrement le jeu de cartes le plus facile à jouer ou qui figure à tout le moins parmi les plus simples. En effet, il suffit de savoir compter et de connaître un minimum sur les cartes pour pouvoir jouer à la Bataille. C’est pour cela qu’elle est très populaire et indifféremment petits et grands s’y adonnent bien volontiers. Ce jeu était connu depuis des siècles, pour ne pas dire dès que les cartes eurent existé. Et pour en connaître l’origine, il faut remonter assez loin dans le temps.

L’origine des cartes à jouer est chinoise. C’est communément reconnu et c’est précisément pendant la dynastie Tang (618-907) qu’il fit ses premières apparitions. Cette période correspondait au temps où le format des livres se transformait du rouleau à la feuille. On supposait que les premières cartes chinoises dérivaient des anciens dés adoptés en Inde et qui sont plutôt associés à certaines pratiques divinatoires. Ce n’est qu’en 1905 que fut découverte la plus ancienne carte à jouer, en Chine dans la province de Xinjiang, par Albert von Le Coq. Cette carte datait approximativement de l’année 1400.

Les cartes à jouer arrivèrent au Moyen-Orient, notamment en Égypte à la fin du XIVe siècle, par l’intermédiaire des Mamelouks. Elles avaient des formes qui étaient bien loin de celles que nous connaissons aujourd’hui. Le jeu comptait déjà également 52 cartes réparties en quatre séries : les bâtons de polo, les pièces, les épées et les coupes. Et très vite, les cartes arrivèrent en Europe, en Allemagne, à Florence dès 1377, en Espagne entre 1377 et 1381 et finalement la France dès 1381. Et il serait fort probable que les Européens doivent cette arrivée de la carte aux Arabes ou à des marchands mongols qui empruntaient les routes de la soie.

Le premier fabricant de cartes à grande échelle et dans sa forme révolutionnaire fut la maison Grimaud, sise à Paris : portrait à têtes symétriques, le marquage des onglets pour permettre un aperçu de la carte avec seulement un bout et le coin arrondi pour la préserver des effritements et améliorer sa longévité. Et avec la fréquence des mouvements d’un jeu de bataille, la carte a besoin non seulement d’être facilement identifiable mais il lui faut également une bonne dureté.

La Bataille n’est pas prête de perdre de sa popularité. Bien au contraire, la preuve, de nombreuses variantes ont vu le jour, surtout dans les sites de jeux en ligne. Toutefois, pour ces variantes, les règles diffèrent plus ou moins sensiblement au gré des imaginations des développeurs de jeux et des demandes des joueurs, sans toutefois perdre l’idée de base du jeu : faire batailler les cartes.

Le but du jeu

Il s’agit d’arriver à défaire l’adversaire ou les adversaires de toutes leurs cartes. Pour cela, on fait batailler les cartes une par une, chacun jouant à son tour, et c’est celui qui a la plus forte valeur qui gagne le pli. Plusieurs tours peuvent être nécessaires avant qu’un joueur ne soit dépouillé de toutes ses cartes.

La distribution

Celui qui va assurer la première donne est choisi au hasard. Par exemple, chaque joueur reçoit une carte et celui qui a la plus faible valeur effectue la première donne. Ensuite, chacun des joueurs prend le relai à tour de rôle.

Le jeu de Bataille se pratique avec deux joueurs ou plus. Et plus le nombre de joueurs présents est important, plus il est préférable de multiplier le nombre de jeux de cartes. Il se joue avec un jeu de 52 cartes. Mais quelquefois on intègre deux jokers (ou quatre) supplémentaires par jeux. Mais quel que soit le nombre de jeux, chaque joueur reçoit toujours le même nombre de cartes. Les cartes sont distribuées une par une aux joueurs. Chaque joueur forme un petit tas de cartes, à face cachée, devant lui et les prend une par une.

Après chaque partie, tous les jeux de cartes sont bien battus, ensemble.

La hiérarchie des cartes

Elle se définit comme suit par ordre décroissant : As, Roi, Dame, Valet, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3 et 2. Toutes les couleurs sont équivalentes et aucune couleur n’est pas plus forte qu’une autre. L’As est donc la meilleure et celui qui en possède a de fortes chances de gagner la partie, car l’As ne peut pas être battu et donc gagné par l’adversaire.

Le déroulement du jeu

Chaque joueur garde ses cartes avec les faces cachées et il ne doit en aucun cas les regarder et encore moins choisir. Il doit jouer celle qui est toujours au-dessus de sa pile de cartes. Celui qui est placé en général à droite du donneur commence le jeu et le mouvement suit le sens contraire des aiguilles d’une montre, sauf convention contraire entre les joueurs. Dès que le top du départ est donné, chaque joueur s’empresse, le plus vite qu’il le peut, de retourner l’une après l’autre ses cartes au milieu de la table. Et si, dans cette course originale, deux cartes consécutives, issues de joueurs différents, portant la même valeur, apparaissent, il doit s’écrier immédiatement « bataille ». Et si aucun joueur n’est arrivé à lancer ce cri avant lui, il ramasse les cartes placées au centre de la table et les intègre dans sa pile, par le bas. Quand un joueur n’a plus de cartes devant lui, parce que les autres les lui ont toutes prises, il quitte tout simplement la table.

Cependant, sana en avoir l’intention, un joueur a lâché « bataille », ou encore des joueurs ont crié « bataille » simultanément, on dévoile les cartes de la poule, on les place à côté et on constitue une autre poule. Et si à un moment donné, la carte sur la nouvelle poule porte la même valeur que la première carte de l’ancienne poule, le premier joueur qui a pu lancer « bataille » gagne les deux poules.

Fin de la partie

La partie s’achève quand il ne reste sur la table qu’un seul joueur disposant de cartes, tous les autres ayant perdu les leurs.

Une autre variante de la Bataille

Cette autre variante de la Bataille n’en demeure pas moins populaire. Les conditions d’utilisation des cartes ainsi que le nombre de jeux ou de joueurs restent identiques. Chaque joueur dépose également une carte découverte, une seule à la fois, à tour de rôle, au milieu de la table. La différence réside dans la bataille des cartes en elle-même. En effet, pendant la « bataille », c’est-à-dire que quand deux joueurs déposent simultanément des cartes identiques en valeur, les autres joueurs s’arrêtent de jouer. Les deux protagonistes déposent chacun une nouvelle carte mais cette fois avec les faces cachées. Ensuite, ils rajoutent chacun une nouvelle carte, mais avec les faces ouvertes. Celui qui possède la carte la plus forte gagne toutes les cartes (faces cachées et face visibles) qu’il va mettre sous ses autres cartes (lesquelles attendent d’être jouées). Si pendant cette phase, il se produit encore « bataille », le processus (un tour face cachée et un tour face ouverte) continue ainsi jusqu’à ce qu’un joueur gagne, en fournissant la plus forte carte. Et lorsqu’il n’y a pas bataille, et c’est ce qui passe pendant la majeure partie du jeu, celui qui possède la plus forte carte gagne le pli.

Le fait de cacher une carte pendant la bataille permet à l’As, la plus forte carte du jeu, de passer de camp. Ainsi un joueur qui a l’As en début de partie risque de le perdre en cours de jeu et d’être battu par la même occasion, même si lors de la distribution il en bénéficiait. Ainsi, la victoire du joueur n’est que le fruit d’un pur hasard et d’un minimum d’attention pour déceler une bataille.

Autres variantes moins populaires

– Il existe une variante où pendant la « bataille », il n’y a pas de cartes, à face cachée, jouées. Ce type de jeu favorise énormément un joueur qui a l’As dans ses cartes car la seule possibilité de le perdre c’est dans une bataille d’As, très peu de chance pour ainsi dire. Ainsi, dès qu’un joueur possède l’As, il peut être assuré de gagner la partie.

– Une variante se joue avec deux jokers, qu’on ajoute aux 52 cartes. En début de partie, pour un jeu limité à deux joueurs, les joueurs reçoivent chacun un joker. Et la partie se poursuit comme une bataille ordinaire.

– Pour répartir équitablement les As du jeu, une autre variante prévoit une distribution par couleur. Pour une partie avec deux joueurs, chacun bénéficie de cartes de deux couleurs, l’un, par exemple, aura le Pique et le Trèfle, et l’autre Carreau et Cœur.

Bataille en ligne

De nombreux sites en ligne proposent le jeu de Bataille dans leur panoplie de jeux. Et c’est très pratique dans la mesure où c’est gratuit (il faut payer quand même la connexion) et très pratique car les services sont assurés par la machine et l’action du joueur se résume à des clics.

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