Règle du jeu de Bassadewitz

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Le jeu est très simple. Le Bassadewitz est un jeu de plis car les points se gagnent à partir des points qui correspondent à chaque carte. Il s’agit pour le joueur de rassembler le moins de points possible parmi les 120 points susceptibles d’être attribués lors d’une main.

Présentation

C’est un jeu de cartes fort connu dans les pays germanophones. D’ailleurs, le Bassadewitz est d’origine allemande et appartient à la lignée des jeux comme le ramsch et le schieberamsch. Ces jeux connaissent d’énormes popularités chez les joueurs de cartes allemands.

Le jeu est très simple. Le Bassadewitz est un jeu de plis car les points se gagnent à partir des points qui correspondent à chaque carte. Toutefois, il ne s’agit pas de cumuler le maximum de points, mais l’inverse : parvenir à totaliser le moins de points possible. Dans ce cas, les points s’apparentent plutôt à des points de pénalités qu’à des points gagnés. À l’instar des autres jeux de sa famille, les points cumulés éloignent le joueur de la victoire. Mais le Bassadewitz présente moins de difficulté que le Shieberamsch, par exemple, qui intègre les notions de skat (cartes rebus que les joueurs se passent) ou de kontra.

Bien que le jeu se joue avec quatre joueurs, il n’y a aucune notion de partenariat entre les joueurs. Chacun joue pour soi.

Les règles sont très faciles à retenir. Comme le jeu se joue sans atout, autrement dit, les quatre couleurs ne sont pas atout, avec quelques restrictions toutefois pour les Valets. Les plis se capturent avec la seule valeur des cartes, pourvu qu’elle soit dans la couleur d’entame, en tenant compte du classement des cartes. Il n’y a ni annonces ni enchères avant le début de la partie.

L’objectif est donc d’éviter les plis et par la même occasion, les points. Ce qui distingue le Bassadewitz des autres jeux de cartes. Quant à la stratégie de jeu, il ne faut pas y chercher une très grande difficulté. Le hasard y joue un grand rôle puisqu’il n’y a pas de combinaisons à former et que seules les valeurs des cartes s’affrontent.

La grande particularité du jeu réside dans le sens du comptage des points. En effet, les points gagnés inversent les chances d’aller vers la victoire. Le joueur s’attelle à faire le moins de levées possible afin de ne pas attraper des points. Toute l’astuce du jeu repose sur cet objectif unique. Qu’il joue une carte ou qu’il jette une carte, le joueur tendra toujours à éviter de ramasser des plis. Pour un joueur habitué à ramasser des plis pour gagner et voler vers la victoire, la reconversion ne sera pas facile mais avec un peu d’habitude, l’automatisme dans le jeu de Bassadewitz s’acquiert facilement.

Le but du jeu

Il s’agit pour le joueur de rassembler le moins de points possible parmi les 120 points susceptibles d’être attribués lors d’une main. Ce qui permettra d’emporter la poule. Pour cela, les joueurs jouent une par une leurs cartes et les confrontent à travers leurs valeurs. Suivant la hiérarchie prédéfinie, une levée peut être ramassé ou non. Cependant, pour mériter le contenu de la poule, il faut être le moins riche en points.

Dans le cas où prendre un pli s’avère inévitable, autant faire à ce qu’il ne contienne pas des cartes valeureuses comme l’As (11 points) et le Dix (10 points). Et le fait d’avoir marqué moins de points que tous les autres lui confère le droit de gagner quelques jetons supplémentaires. En cas d’égalité, il n’y pas de gagnant et la poule est remise au tour suivant. Moins sera donc le nombre de points de pénalité, plus le joueur aura l’opportunité de s’attribuer les jetons de la poule.

La distribution

Le Bassadewitz se joue avec un jeu de 32 cartes extraites d’un jeu classique de 52 cartes où l’on a enlevé les cartes qui courent de Deux à Six, le même jeu de cartes utilisé dans une partie de Belote ou une partie de Piquet. Il faut également des jetons. Ceux-ci se gagnent au fil du jeu mais il faut d’abord renflouer la poule (ou la cagnotte) avant chaque main. Il se pratique avec quatre joueurs. Mais, à la différence de la Belote, en Bassadewitz, les joueurs ne s’associent pas en équipes mais conservent leur autonomie totale et se disputent la partie entre eux. Les scores sont individuels et les levées le sont également.

Les joueurs commencent par remplir la poule avec 12 jetons, soit c’est le donneur de service qui y met les 12 jetons, soit chacun des quatre joueurs y versent trois jetons.

Le premier donneur est désigné par tirage au sort des cartes. Les joueurs peuvent convenir, par exemple, que c’est le joueur qui aura tiré la plus faible carte qui assurera la première donne. Il distribue ensuite huit cartes, une par une, à chaque joueur, faces cachées. Les joueurs gardent donc leurs cartes dans leur main, soustraites aux vues des autres joueurs. À chaque fin de ronde, la donne change de main en suivant le sens des aiguilles d’une montre.

Hiérarchie des cartes

En Bassadewitz, les cartes obéissent à un classement particulier. En effet, il se définit comme suit par ordre décroissant : V?, V?, V?, V?, As, Dix, Roi, Dame, Neuf, Huit et Sept. On remarquera donc que parmi les quatre valets, il existe encore une hiérarchie et que si un joueur joue un V?, que le joueur suivant produit un V?, c’est ce dernier joueur qui ramasse la levée. Toutes couleurs sont équivalentes puisque le jeu est un jeu sans atout. D’ailleurs, cette hiérarchie emprunte une partie de la hiérarchie adoptée dans un jeu sans atout de la Belote.

Toutefois, on ne peut pas vraiment dire qu’il n’y a pas réellement d’atout car, quand on joue un des quatre Valets, il est au-dessus de tout le monde sauf d’un autre Valet qui lui est supérieur. Aussi, les quatre Valets jouent-ils quand même le rôle d’atout, atouts fixes qui ne changeront pas pendant tout le reste du jeu. Ce sont les seules cartes autorisées à gagner des levées quand le joueur n’arrive pas fournir la couleur de la carte d’entame.

Le déroulement du jeu

Le jeu suit le sens des aiguilles d’une montre. Ainsi que c’est le premier joueur placé à gauche du donneur qui débute la manche en jouant la première carte. Il n’y a pas de contraintes particulières dans le choix de cette première carte, comme dans certains jeux (par exemple, en Dame de Pique, c’est le 2? qui doit démarrer la partie). Le joueur peut poser la carte de son choix tout en ayant en tête qu’il doit faire le moins de levées possible. Il fera donc en sorte que cette première carte soit la plus faible possible et réservera ses carte de hautes valeurs pour ses défausses. Les autres joueurs le suivent en produisant également une carte si possible dans la couleur d’entame. Néanmoins, il n’y aucune obligation de surmonter la carte précédente, ce qui se comprend aisément puisque le but est de ne pas prendre la levée.

Dans le cas où le joueur ne détiendrait pas une carte ayant la couleur d’entame, il se défausse d’une carte de son choix qui, naturellement, sera une carte de la plus forte valeur possible pour que celle-ci ne lui retombe pas dessus dans le décompte des points. Il n’y a pas d’atout dans le jeu de Bassadewitz sauf les Valets qui font office d’atouts permanents. Et c’est celui qui fournit la plus forte carte dans la couleur d’entame qui sera obligé de ramasser la levée, sauf donc pour les Valets qui caracolent en tête de la hiérarchie et n’ont pas besoin d’être de la couleur de la première carte jouée pour emporter une levée.

En pratique comment cela se présente ?

Par exemple, supposons un jeu entre le joueur A, le joueur B, le joueur C, et le Joueur D. Le joueur D est le donneur de service et a fini sa distribution. La main revient donc au joueur A.

– Le joueur A commence la ronde avec un 10?. Ce choix est facilement compréhensible car il aura plus de chance d’écoper une levée en jouant un R?. La couleur d’entame est donc le Carreau et tous les joueurs sont tenus de s’y conformer.
– Le joueur B le suit avec un 9?, c’est la seule carte qu’il détient dans la couleur demandée.
– Le joueur C fournit un A? puisqu’il n’a pas de cartes Carreau et ne veut pas jouer un Valet car il y a déjà au moins 10 points de pénalité probables sur la table. Il en profite alors pour se délester d’un As qui pourrait lui faire prendre 11 points de pénalité.
– Le joueur D dépose un D? puisqu’il n’a pas non plus la couleur de la carte demandée.
Il n’a pas eu de chance, le joueur A doit ramasser la levée lors de ce tour. La levée lui fera marquer 11 + 10 + 3 = 24 points de pénalité. La main reste chez le joueur A puisque c’est lui qui a capturé la dernière levée.
– Le joueur A commence la ronde suivante avec un 10?.
– Le joueur B poursuit avec un V?, puisqu’il ne détient aucune autre carte en Cœur (qui est la couleur d’entame).
– Le joueur C ne possède pas un Cœur et joue alors un 9?.
– Le joueur D détient un V? et n’a aucune carte en Cœur. Comme il envisage de rafler toutes les levées pour pouvoir gagner neuf jetons, il le joue. Comme le V? occupe la plus haute marche de la hiérarchie, le joueur D ramasse sa première levée. Il lui restera quatre levées à obtenir s’il veut gagner ses neuf jetons.

Quand un joueur a réussi une levée, il prend les quatre cartes et les déposent à côté de lui, face cachée. C’est lui qui va ensuite entamer la ronde suivante. Et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les cartes d’une main soient jouées. À ce moment, on procède alors au comptage des points et en fonction du contenu des levées, les joueurs marquent ou non des points.

Comptage des points

Chacune des cartes contenues dans les plis portent des points propres :

– le Valet apporte deux points ;
– l’As vaut 11 points ;
– le Dix fait marquer 10 points ;
– le Roi fait gagner quatre points ;
– la Dame rajoute trois points ;
– le Neuf, le Huit et le Sept ont des valeurs nulles.

Le joueur qui réunit le moins de points bénéficie de cinq jetons issus de la poule. Le joueur qui vient après prend quatre jetons de la poule et le joueur suivant s’en attribue trois de cette même poule. Si une égalité apparaît entre les joueurs, c’est le joueur qui a joué la carte d’entame qui l’emporte.

Lorsqu’un joueur réussit à s’emparer de toutes les levées (elles sont au nombre de huit), chacun de ses adversaires est tenu de lui verser quatre jetons. En outre, lorsqu’un joueur arrive à 100 points et plus, mais qu’il n’est pas parvenu à capturer toutes les levées, alors il doit verser quatre jetons à chacun des autres joueurs de la table. Mais dans ce cas et quoi qu’il en soit, la poule reste intacte et est reportée à la ronde suivante. C’est ce qui se produit également quand tous les joueurs s’alignent sur une même marque d’égalité des points.

Fin de la partie

Le jeu est constitué de plusieurs rondes au bout desquelles un joueur rafle ou non la cagnotte. On peut imaginer donc que le jeu s’arrête au bout d’un nombre défini de parties, convenu entre les joueurs. Le nombre initial de jetons peut être modifié au gré des souhaits des joueurs de même qu’il est facilement possible de passer d’un jeu de jetons à un jeu d’argent.

Enfin, le Bassadewitz de joue à partir de 10 ans.

Variantes

Il existait une version antérieure du Bassadewitz dans laquelle l’As portait cinq points de pénalité plutôt que les onze standards. Et chacune des levées ramassées par un joueur lui vaut un point de pénalité. De ce fait, le décompte maximal d’une main s’abaisse à 88 points (au lieu de 120) lorsque la partie se dispute entre quatre joueurs. Tout le reste du jeu se déroule comme lors d’un jeu normal de Bassadewitz.

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