Règle du jeu de All-fours

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Le jeu All-fours consiste à cumuler des points au cours du jeu et de réussir à atteindre un total de 7 points.

Présentation

Rien que son nom laisse deviner ses origines. Ce jeu de cartes nous vient, en effet, du monde anglo-saxon pendant le règne de Charles II au XVIIe siècle. Plus exactement, l’ouvrage de Charles Cotton, Complete Gamester, le mentionnait et indiquait la pratique du jeu à Kent, en Angleterre, depuis 1674.

Le All-fours n’a pas la réputation d’égayer les tables de jeu de la haute société. Il préférait plutôt errer dans l’univers sombre des tavernes aux fréquentations peu recommandables ou dans les cales animées et suantes de la marine britannique. Heureusement que cette réputation fort mauvaise ne l’a pas suivi dans ses longs voyages. Au XIXe siècle, le jeu s’est exporté aux Etats-Unis et sa popularité a pris une telle ampleur que celle du poker ou l’euchre fut sérieusement ébranlée. Là-bas, le All-fours changea de nom et devient Seven Up et Old Sledge. Plus tard, de nombreuses variantes ont fait leur apparition, telles que le Pitch, Smear, Cinch ou Don dont les règles introduisent le mécanisme d’annonces.

Bien que les règles du All-fours aient été plus ou moins rendues plus complexes afin de se défaire de la concurrence de ses variantes, le jeu séduit encore de nombreux adeptes par sa relative simplicité tant au niveau des règles qu’au décompte des points. Il n’est pas demandé aux joueurs d’observer une attention continue sur les mouvements des cartes, comme par exemple dans le cas du Rami. Et comme pour en témoigner, la Trinité en a fait son jeu national. En outre, dans les régions du Yorkshire et du Lancachire, le All-fours fait encore du tabac aujourd’hui.

Le but du jeu

Il s’agit de cumuler des points au cours du jeu et de réussir à atteindre un total de 7 points. Pour cela, les joueurs s’efforcent de gagner des plis à chaque donne en totalisant les valeurs des cartes qui la composent, et l’équipe qui a réuni la plus forte carte remporte la donne et marque un point sur son score général. Il améliore ainsi son score par bond de 1 point à la fois et s’arrête à 7. Bien que le nombre de carte en main puisse augmenter ponctuellement en cours de jeu, chaque équipe peut se défaire des suppléments pour ne conserver en main qu’un ensemble de 6 cartes.

La distribution

Le All-fours se joue avec un jeu de 52 cartes avec éventuellement une feuille de marques pour enregistrer l’évolution des scores. Usuellement, il se joue avec quatre joueurs partagés en deux équipes de deux. Mais il arrive également que chaque joueur se mette à son propre compte et se batte donc en solitaire contre les autres. On peut également jouer à deux ou à trois joueurs sur une table de All-fours.

En début de partie, chaque joueur coupe le jeu pour déterminer qui sera le premier joueur. Et celui qui tirera la plus forte carte commencera le service. Ensuite, chacun assure la donne à tour de rôle en suivant le sens contraire des aiguilles d’une montre. Dans un premier temps, le donneur distribue 6 cartes, face cachée, à chacun des joueurs. Il peut procéder une par une ou en deux lots de trois cartes. La carte suivante est dévoilée et va définir l’atout, lequel va régir la main. Le reste des cartes va constituer le talon. Si cette retourne est un As, un Valet ou un Six, alors celui ou l’équipe qui assure la donne gagne un point supplémentaire.

L’atout

Après que la retourne est découverte, le jeu peut commencer. C’est le joueur placé à la droite du donneur qui joue en premier. Il a le choix entre se résigner à adopter l’atout imposé par la première donne ou demander à voir une autre carte pour changer cet atout. Le donneur peut accéder ou porter refus à sa demande. Dans le cas d’un refus, le premier joueur adverse bénéficie d’un point en guise de compensation et la partie peut continuer. Si le donneur accepte de modifier l’atout initial, alors il écarte celui-ci et chaque joueur reçoit trois nouvelles cartes. Et une nouvelle retourne est proposée. Ainsi de suite jusqu’à ce qu’un atout soit adopté. Si pendant cette opération le talon de cartes s’épuise, toutes les cartes sont reprises, rebattues et redistribuées de la même façon. Les joueurs peuvent, ensuite, en une seule fois, se défausser des cartes qu’ils ne désirent pas garder jusqu’à ce que sa main ne compte plus que 6 cartes. Toutefois, les cartes défaussées ne sont pas montrées aux autres joueurs.

Hiérarchie des cartes

La hiérarchie des cartes reste le classement standard, en décroissant : As, Roi, Dame, Valet, Dix, Neuf, Huit, Sept, Six, Cinq, Quatre, Trois et Deux. Cette hiérarchie reste maintenue que ce soit pour la couleur atout ou les autres cartes, ce qui n’est pas le cas, par exemple, pour la Belote ou la Coinche.

Déroulement de la partie

Dès que le premier joueur situé à droite du donneur entame la partie par sa première carte, tous les autres doivent lui emboîter… la main en fournissant une carte de la même couleur, sinon ils doivent jouer l’atout. Et si un joueur ne peut ni suivre ni couper, alors il peut se défaire d’une carte quelconque de sa main. Celui qui emporte le pli sera celui qui aura joué la plus forte carte dans la couleur demandée ou, s’il y a coupe avec l’atout, celui qui a mis l’atout le plus fort. Si un joueur s’est abstenu volontairement ou non à jouer une couleur demandée alors qu’il en avait la possibilité, il sera pénalisé. De même, s’il n’a pas voulu jouer l’atout alors qu’il était obligé, bien qu’il en eût, il sera également sanctionné. Dans les deux, on dit qu’il y a eu renonce de la part d’un ou des joueurs. Divers cas peuvent se présenter :

– celui qui est responsable de la renonce n’a pas fourni l’atout alors qu’il détenait une des cartes parmi les 5 atouts forts, alors il est contraint tout simplement de perdre le jeu ;
– celui qui n’a pas joué un atout plus faible que celui qui a servi à lancer la partie fait gagner un point à ses adversaires.

La ronde pendant une donne se poursuit tant qu’il reste encore des cartes entre les mains des joueurs.

Attributions des points

Selon les mouvements de l’atout, un point supplémentaire est attribué à un joueur. La répartition se passe comme suit, selon la composition des levées (plis) :

– un point pour la carte d’atout la plus forte ;
– un point pour la carte d’atout le plus faible ;
– un point pour le joueur qui a réussi à prendre le Valet d’atout ;
– un point pour avoir terminé la partie avec la marque la plus élevée.

La carte d’atout la plus forte est forcément l’As de l’atout s’il n’est pas joué pendant la ronde. C’est donc la carte d’atout qui possède la plus haute valeur parmi toutes les cartes atout qui sont apparues pendant la ronde, après l’inventaire de toutes les levées. De même pour la carte d’atout la plus faible, c’est celle qui porte la valeur la plus basse parmi toutes les cartes d’atout mises en jeu durant la ronde en cours.

Les As sont comptés 4 points, les Rois valent 3 points, les Dames s’évaluent à 2 points, les Valets sont égaux à 1 points et le Dix, 10. Les autres cartes n’ont pas de valeur. En tenant compte de cette grille, chaque joueur ou chaque équipe évalue la valeur de ses levées et celui qui aura totalisé le plus de marque, gagne la main et rajoute un point à son score. En cas d’égalité de la somme, il n’y aura pas de point attribué ni à l’une ni à l’autre équipe.

Fin de la partie

La partie s’achève lorsque l’un de joueurs ou l’une des équipes a atteint 7 points.

Enfin le All-fours se joue à partir de 14 ans.

Variantes

Une légère variante du All-fours utilise un jeu de 32 cartes. Ses adeptes arguent du fait que, comme les cartes au-dessous de Dix ne valent rien, autant écarter quelques-unes comme les Six, les Cinq, les Quatre, les Trois et les Deux. La main ne serait que plus agréable à voir sans ces petits numéros.

– Le jeu de Pitch. Ce jeu provient des Etats-Unis et porte également le nom de Setback et High-low-jack. Il se pratique avec 3 joueurs où chacun joue pour son compte, ou en équipe de paires.
– Le Smear : Dans ce jeu également originaire des USA, les Jokers y sont introduits et constituent des atouts supplémentaires.
– Le Cinch. Ce jeu a fait la fierté de la Colorado, le but étant de fournir un atout qui peut venir à bout du Cinq d’atout.
– Le Don : Le jeu est presque identique au All-fours sauf qu’il se joue exclusivement à trois. Il a vu le jour en Irlande et traversera la mer d’Irlande pour migrer vers la Grande-Bretagne vers le début du XXe siècle.

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