Règle du jeu de Hombre

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L’Hombre fait partie des premiers jeux de levées où interviennent les phases d’enchères. L’Hombre est classé « jeu solitaire », dans la mesure où un des joueurs affronte tous les autres. C’est le déclarant.

Présentation

L’Hombre fait partie des premiers jeux de levées où interviennent les phases d’enchères. A l’origine, il se jouait à quatre, bien que le quatrième fût le « mort », c’est-à-dire ne participait pas activement dans la partie. Avec le temps, il a gagné l’Europe et le « mort » n’est plus. Toutefois, il a été devancé par la version proprement à quatre, appelée « quadrille », où il n’y a aucun joueur passif. Cette nouvelle génération n’a cependant pas perduré, car sa notoriété et sa célébrité revenaient au fil des années au whist en équipe. Cela étant, l’Hombre n’est pour autant pas tombé au rebut. A preuve, il est encore joué dans bon nombre de villes et villages français et regroupe des joueurs de tous les âges.

Le jeu

Comme dit précédemment, l’Hombre est la version originelle à trois joueurs du « quadrille ». Chacun joue pour son propre compte bien qu’après la phase des annonces, les défenseurs s’allient tacitement pour empêcher le déclarant, ou preneur, de remplir son contrat. De niveau moyennement difficile, l’Hombre est recommandé à partir de 14 ans.

On utilise au cours de la partie un jeu de 40 cartes, c’est-à-dire un jeu de poker de 52 cartes auquel on a enlevé les hauteurs 8, 9 et 10. Par ailleurs, étant un jeu de contrat, on a également besoin d’un pot ou corbeille pour accueillir un nombre de jetons défini.

Dans une partie d’Hombre, les cartes détiennent une hiérarchie variable, suivant qu’il s’agisse d’une part, de cartes de couleur rouge ou noire et d’autre part, des atouts ou non. Quoi qu’il en soit, il faut savoir qu’on distingue trois atouts dont les plus forts sont l’As de pique (la « spadille »), le 2 d’atout noir ou le 7 d’atout rouge (« manille »), et l’As de trèfle (« baste »). De ce fait, les deux As noirs sont des atouts, quelle que soit la couleur d’atout.

But du jeu

L’Hombre est classé « jeu solitaire », dans la mesure où un des joueurs affronte tous les autres. C’est le déclarant. L’objectif de celui-ci est donc de ramasser le nombre de levées annoncées au cours de la phase de déclaration. De leur côté, les défenseurs doivent essayer d’empêcher le déclarant à remplir son contrat, c’est-à-dire en raflant le maximum de levées possibles.

L’emplacement des joueurs et la donne

Dans une partie d’Hombre, les joueurs détiennent un nom qui leur soit propre, avant que la donne ou les annonces ne commencent. Ainsi, il faut savoir que le premier « donneur » est choisi au hasard des cartes – généralement, c’est celui qui tire la carte la plus faible du talon qui devient le donneur. Son voisin de droite est alors appelé le « premier en cartes » alors que celui de gauche est ce que l’on nomme le « dernier en cartes ». Le jeu se joue ainsi dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Par ailleurs, l’« hombre » désigne le déclarant ou preneur. Il jouera donc contre les « défenseurs », les deux autres joueurs attablés.

Une fois que les joueurs sont en connaissance de la place qu’ils détiennent dans le jeu, le donneur dépose alors dans le pot cinq jetons, lesquels serviront de base pour la cagnotte.

Puis, le donneur remet tour à tour aux joueurs une main de 9 cartes chacune, par lot de 3 suivant le sens du jeu. Les cartes restantes, soit 13 cartes, serviront alors de talon et seront placées au centre de la table, face cachée. Elles seront utilisées notamment lors des échanges de cartes.

Les annonces

Une fois que les joueurs ont chacun eu droit à leur main, on procède alors à la phase d’annonce. Le donneur ne prend pas la parole durant la première partie des annonces. Seuls ses voisins de gauche et de droite font les enchères. Trois possibilités s’offrent aussi bien au premier en cartes qu’au dernier en cartes :

– soit il « passe », c’est-à-dire qu’il renonce de suite à être déclarant. Il passe donc son tour ;
– soit il « joue simplement », c’est-à-dire qu’il s’engage à faire plus de levées que ses adversaires ;
– soit il « joue sans prendre », c’est-à-dire qu’il s’engage à remporter autant de levées que le joueur ayant fait la dernière déclaration. Notons que seul le premier en cartes peut faire une telle annonce vis-à-vis des deux autres joueurs. En revanche, le dernier en cartes ne peut suivre que le jeu du donneur. Il doit donc surenchérir si le donneur ne participe pas encore aux annonces.

Le donneur peut prendre la parole une fois que l’un des joueurs attablés a passé son tour. Le donneur peut alors surenchérir et les annonces se poursuivront jusqu’à ce que l’un des deux derniers joueurs ne passe. Le déclarant est alors défini.

Dans une partie d’Hombre, le déclarant (hombre) s’engage :

– soit à un « jeu »,
– soit à un « nolo »

On parle de « jeu » dans la mesure où le preneur s’engage à réaliser plus de levées que ses deux défenseurs. Un contrat dit « nolo » stipule en revanche que le déclarant ne doit remporter aucune levée au cours de la partie. Dans le premier cas, les adversaires du déclarant doivent donc essayer de remporter le plus de plis alors que dans le second cas, ils doivent laisser celui-ci gagner.

L’échange

Après que la donne est achevée et le déclarant fixé, les joueurs échangent tour à tour suivant le sens du jeu des cartes de leurs mains respectives. Ainsi, il peut arriver que toutes les cartes du talon soient échangées durant cette phase. Toutefois, il faut noter que les échanges suivent une règle définie :

– si le déclarant « joue simplement », il a le droit de choisir la couleur d’atout, laquelle motivera les échanges de cartes par les joueurs. Tous les joueurs peuvent donc échanger, avec toutefois un privilège d’écart octroyé qui revient au déclarant ;
– si le déclarant « joue pique », le Pique est la couleur d’atout. Les échanges seront alors poussés par cette couleur ;
– si le déclarant joue un « tourné » ou un « grand tourné », on doit découvrir la première carte du talon. Notons que dans le cas où le joueur s’engagerait dans un grand tourné, il doit avoir en main les deux As noirs (spadille et baste) ;
– si le déclarant joue « solo », il ne peut pas échanger ses cartes. Il doit jouer avec les cartes qu’il a reçues au cours de la donne. Par contre, les défenseurs ont le droit d’échanger les cartes à leur guise. Notons que dans ce cas, le déclarant a le droit de choisir la couleur de l’atout ;
– si le déclarant joue « solo pique », il s’engage à ne pas échanger de cartes d’une part et à jouer avec comme couleur d’atout le pique d’autre part ;
– si le déclarant joue « nolo simple », il s’engage à ne réaliser aucune levée avec la possibilité d’échanger des cartes. Notons que les défenseurs ne peuvent pas échanger des cartes ;
– si le déclarant joue pour un « nolo pur », en plus de s’engager à ne remporter aucune levée, il n’a pas le droit d’échanger des cartes, tout comme ses adversaires ;
– si le déclarant joue pour un « nolo ouvert », il s’engage à ne rafler aucun pli tout en se gardant le droit d’échanger des cartes et en dévoilant en outre tout son jeu sur la table à la vue des défenseurs.

Le déroulement du jeu

L’Hombre est un jeu de levées classique. En effet, une fois que l’échange est fait, on joue les levées comme l’on procède d’habitude. Toutefois, il est à noter que quel que soit le donneur, c’est toujours le premier en cartes qui entame la partie. Ainsi, les joueurs suivants doivent fournir la couleur demandée, ou sinon couper avec l’atout. Quand l’atout est joué, le dernier joueur doit surcouper, sinon se défausser de n’importe quelle carte de son choix, sans pour autant avoir l’ambition de remporter la levée. C’est celui qui remporte le pli qui entame le tour suivant, jusqu’à ce que les 9 cartes de la main soient jouées.

Par ailleurs, notons qu’un joueur détenant un matador (spadille, manille ou baste par ordre décroissant de valeur) est en droit de ne pas le jouer même s’il n’a plus la couleur demandée. Dans ce cas, il peut jouer n’importe quelle couleur de son choix. En revanche, si un matador a été joué, le joueur suivant doit couper avec un matador de valeur supérieure. Dans le cas où le matador du joueur suivant serait moins valeureux que celui dernièrement joué, ce joueur se trouve dans l’obligation de le jouer et par voie de conséquence le perdre.

Le décompte des points

Une partie d’Hombre se limite à une seule et unique manche. Ainsi, une fois que toutes les cartes de la main ont été jouées, on remet la cagnotte au gagnant.

Si le déclarant est le gagnant, c’est-à-dire qu’il a pu remplir son contrat, il rafle la cagnotte, à laquelle se rajoutent :

– 1 jeton supplémentaire par défenseur dans le cas où le contrat serait un jeu simple ou un « tourné » ;
– 2 jetons supplémentaires par défenseur dans le cas où le contrat serait un jeu « grand tourné », « nolo » et « solo simple» ;
– 3 jetons supplémentaires par défenseur dans le cas où le contrat serait un jeu de « nolo pur » ou un « solo pique » ;
– 5 jetons supplémentaires par défenseur dans le cas où le jeu serait un « nolo ouvert ».

En outre, il faut savoir que si les défenseurs se sont eux aussi engagés dans des contrats, le déclarant gagne d’office s’il remporte les cinq premières levées de la main. Dans ce cas, chacun des adversaires du preneur remet à ce dernier un jeton.

Le cas échéant, on est face à une :

– « bête » c’est-à-dire que l’hombre a réalisé le même nombre de levées qu’un autre joueur. Le déclarant verse donc à ses adversaires le nombre de jetons défini par le contrat ;
– « puesta » c’est-à-dire qu’aucun des joueurs n’a réalisé de majorité de levées (tous les joueurs ont ramassé trois levées chacun). La manche est nulle ;
– « codille » c’est-à-dire que l’hombre a réalisé moins de levées qu’un de ses adversaires. Il ne remplit donc pas son contrat.

Dans le cas d’une codille, le déclarant doit verser des jetons sur le compte de ses adversaires à titre de pénalité. Pratiquement, cela équivaut à un jeton pour un jeu simple ou tourné, à deux jetons pour un nolo et solo pique, et trois jetons pour un nolo ouvert. Ces jetons ne sont pas à départager aux défenseurs mais reviennent au joueur qui a réalisé la meilleure marque. Pour le nolo ouvert, l’exception réside dans le fait que le déclarant bien que n’ayant pas rempli son contrat, peut recevoir un jeton bonus au cas où il aurait réalisé au moins une levée.

Par ailleurs, notons qu’au nolo où l’engagement est de ne remporter aucune levée, les situations de rechange sont « bête » c’est-à-dire réaliser une seule et unique levée, et « codille » c’est-à-dire réaliser deux levées et plus.

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