Règle du jeu de Ecarté

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L’Écarté se joue avec un jeu de 32 cartes issues d’un jeu de 52 où l’on n’a gardé que les cartes supérieures de Sept jusqu’à l’As. Le but du jeu est de parvenir à totaliser cinq points et sortir vainqueur de la partie.

Présentation

Ce jeu de cartes est français et dérive d’un autre jeu de cartes du XVe siècle de même origine, le Triomphe. L’Écarté a déjà fait le bonheur de quelques casinos dans le temps car bon nombre de spectateurs pariaient parallèlement, en marge d’une partie, sur l’issue éventuelle de la bataille entre les deux joueurs, car l’Écarté est un jeu qui oppose uniquement deux joueurs. Il bâti a sa réputation sur la facilité et la rapidité de son apprentissage, malgré une manière de compter les points qui, de prime abord, peut paraître quelque peu complexe.

Comme l’Écarté se joue entre deux joueurs avec une main de cinq cartes, une donne est vite bouclée. De plus, le jeu ne repose pas entièrement sur les caprices du hasard dans la mesure où il faut quand même un minimum de stratégie au cours de la partie. En effet, les écarts ne doivent pas être décidés d’une manière quelconque car, par exemple, si l’on a un jeu moyen, une main pas très forte, alors on a tout intérêt à commencer le plus rapidement possible la partie. Si un joueur attend trop, il augmente les chances de son adversaire de faire monter des cartes fortes. En revanche, si le joueur détient une belle main, alors il ne perd rien en étirant la phase des écarts car il gardera les meilleures et écartera les mauvaises, et tentera d’améliorer encore un peu plus son jeu avec les échanges. Et on retrouve là, l’une des caractéristiques principales de l’Écarté, celle d’offrir l’opportunité à chaque joueur d’embellir sa main en écartant les cartes qui n’apportent rien et en les échangeant contre de nouvelles cartes. Mais ces dernières ne sont pas forcément meilleures que les précédentes, ce qui explique les successions d’échanges. Les séances d’écart se déroulent avant que ne soit jouée la première carte et se poursuivent jusqu’à ce qu’un joueur accepte ou que le talon soit épuisé.

D’autre part, cette durée rapide du jeu a aussi son revers car comme les séquences sont assez répétitives, les joueurs s’en lasseront assez vite sans un enjeu assez attrayant. Aussi l’utilisation des simples jetons comme mises n’entretient-il que modérément l’intérêt du joueur. Ce qui a motivé des mises en argent réel et la popularité de l’Écarté dans le grand salon des jeux d’argent.

Par ailleurs, le jeu se déroule toujours avec atout, autrement dit, un joueur qui ne dispose pas de la couleur portée par la première carte jouée doit couper avec un atout défini préalablement lors de la donne. Les levées sont ensuite comptées et les points totalisés.

Le but du jeu

Il s’agit de parvenir à totaliser cinq points et sortir vainqueur de la partie. Pour cela, deux joueurs s’affrontent à travers les cartes pour essayer de capturer le maximum de levées et mettent toutes les chances de leur côté en procédant à des écarts avant de commencer le jeu. Pour emporter une levée, le participant doit jouer la meilleure carte dans la couleur demandée ou jouer la meilleure carte l’atout.

La distribution

L’Écarté se joue avec un jeu de 32 cartes issues d’un jeu de 52 où l’on n’a gardé que les cartes supérieures de Sept jusqu’à l’As. On a besoin également de feuilles de marque. Il met en compétition deux joueurs seulement.

Les deux joueurs assurent la donne à tour de rôle et le premier donneur est choisi au hasard. Il distribue cinq cartes en deux temps, par lot de 3 cartes et deux cartes ou inversement. Les 22 cartes restantes rejoignent la table, face cachée, et vont constituer le talon. Le donneur retourne alors la carte la plus au-dessus du talon et c’est celle-ci qui va devenir la couleur de l’atout. Si cette retourne représente un Roi, alors le donneur a déjà droit à un point, « le point du Roi ». Et s’il avait déjà quatre points à son actif à l’issue des précédentes donnes, ce qui rend son total à cinq, alors il emporte la partie, le jeu s’arrête sans que le tour n’ait été entamé. Une nouvelle partie peut être lancée.

L’écart

Si le non-donneur estime qu’il lui est possible de gagner au minimum trois levées, alors il joue la première carte de la ronde. Sinon, il peut suggérer à son adversaire (le donneur) un échange entre une partie de leurs cartes en main. C’est au donneur de prendre la décision d’accepter sa proposition ou de la refuser. Si celui-ci adhère à l’idée de l’échange, il procède à celui-ci en premier en écartant au moins une carte et en tirant autant des cartes du talon, comme cartes de rechange. Mais si le donneur rejette la suggestion d’échange, alors le jeu se poursuit sans qu’il y ait échange de cartes. Et dans ce cas, le donneur sera contraint de réaliser au moins trois levées sous peine de voir son score égratigné.

D’autre part, les joueurs peuvent effectuer des écarts successifs tout en respectant la même démarche : le premier joueur choisit de poursuivre tout de suite le jeu ou solliciter un nouvel écart, le donneur consent ou refuse. Et ce jusqu’à ce que le talon soit épuisé. Et dans ce dernier cas, les joueurs ne peuvent plus écarter des cartes puisqu’ils doivent garder un nombre constant de cinq cartes avant le début de la partie, et le jeu doit débuter.

Plus les séances d’échanges se prolongent, plus chaque joueur prend connaissance de la nature des jeux car les cartes se dévoilent au fur et à mesure.

En outre, aucun joueur ne peut rejeter un nombre de cartes supérieur au nombre de cartes qui restent encore dans le talon.

Par exemple, supposons qu’un joueur aligne la main suivante : R?-D?-D?-A?-R?. À première vue, le joueur dispose d’une belle main à l’Écarté. En effet, cette main peut réaliser au moins trois levées : deux avec les R? et D? et une avec le R?. Naturellement, ceci ne sera possible que si l’adversaire dispose de deux Cœurs et d’une Pique dans sa main ou ne possède pas du tout d’atout. Et le détenteur de cette main a tout intérêt à la garder et de s’abstenir à toute proposition d’échanges des cartes.

Hiérarchie des cartes

Dans une partie d’Écarté, l’ordre des cartes s’éloigne un peu du classement standard dont l’As constitue la plus forte carte. Ici, le Roi est roi et c’est lui le plus fort, suivi de la Dame, du Valet et ce n’est qu’après que vient l’As. Ensuite, on descend du Dix au Sept. Ce qui demande plus d’attention au joueur habitué à se conformer à la hiérarchie classique.

Le déroulement du jeu

C’est l’adversaire du joueur qui démarre la partie en jouant une première carte. Le donneur le suit aussitôt en fournissant une autre carte de la même couleur dans le but d’emporter la levée. Pour cela, soit il joue une carte plus forte que la première carte jouée et dans la même couleur, soit il ne dispose pas de cette couleur et joue l’atout. Et s’il ne peut ni surmonter ni couper avec une carte d’atout, alors il lui est permis de jouer une carte de son choix.

Autrement dit, supposons que la carte qui représente l’atout est le 7? lors de la donne. Toutes les cartes qui portent la couleur Cœur seront donc atout. Supposons maintenant que celui qui a la main joue un 10? et que son adversaire ne dispose pas de Pique dans aucune de ses cinq cartes. Ce dernier est alors obligé de couper avec, par exemple, un 10? ou un 8? ou toute autre carte en ? présente dans sa main, et il gagne le pli. Sinon, il se défausse d’une carte de son choix et c’est celui qui a joué en premier qui remporte le pli. Et les tours se succèdent de la même manière pour les cinq cartes de la main du joueur.

Les donnes se succèdent tant qu’aucun joueur n’ait atteint cinq points.

Compte des points

D’abord, le Roi d’atout bénéficie d’un traitement de valeur car tout joueur qui le détient marque d’emblée un point, à la seule condition qu’il le déclare avant qu’il ne joue sa toute première carte.

Si le joueur n’est pas parvenu à réaliser plus de la moitié du nombre de levées total, il ne marque pas de points.

Ensuite, lorsqu’un joueur parvient à réaliser trois ou quatre levées, il marque un point. Pour avoir capturé cinq levées (faire la vole), le joueur bénéficie de deux points. Par ailleurs, lors d’un refus d’échange de cartes initié par l’un des joueurs, si l’auteur du refus n’est pas arrivé à gagner les trois levées que l’autre attend de lui, alors ce dernier marque deux points supplémentaires.

Fin de la partie

Lorsque la partie tire à sa fin et qu’un joueur n’a totalisé qu’un ou deux points, alors l’autre joueur marque une double mise qui devient triple si le premier joueur est crédité d’une marque nulle. La partie s’achève lorsque la marque de l’un des joueurs a atteint cinq points.

Enfin, l’Écarté se joue à partir de 14 ans.

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